Étiquette : Sainte Mère

Protection du Coeur

Protection du Coeur posted in Les Commentaires Eleison on décembre 22, 2018

Voici un précieux récit de la façon dont Noël a pu affermir le Cœur Immaculé de Marie pour empêcher qu’il ne soit vaincu lors de sa participation intime à la passion de son divin Fils :

La félicité, l’extase de la nativité s’épanouit en moi pour tout le restant de ma vie comme une fleur dans le vase vivant de mon cœur. Joie indescriptible ; joie humaine et surnaturelle ; joie parfaite.

Durant le temps que mon Fils passa sur la terre, chaque soir, un douloureux rappel venait transpercer mon cœur : “Un jour d’attente en moins, un jour plus près du Calvaire”. Mon âme suffoquait de douleur sous une vague de tortures anticipant le flot des tourments qui me submergèrent au Golgotha. Je me penchais alors en esprit sur le souvenir de la béatitude de cette Sainte Nuit, restée vivante en mon cœur, comme on se pencherait en montagne sur une gorge étroite afin d’écouter l’écho d’un chant d’amour, ou pour anticiper la joie de la demeure lointaine.

Telle fut la force qui m’anima, tout au long de ma vie, et surtout à l’heure de la mort mystique qui fut mienne, au pied de la Croix. Dieu nous punissait tous les deux, mon doux Fils et moi, à cause des péchés du monde entier. Mais, pour ne pas Lui dire que le châtiment était par trop terrible, et que la main de Sa Justice pesait trop lourdement sur nous, j’ai dû, sous le voile des pleurs les plus amers que femme ait jamais pleurés, attacher mon cœur à cette Sainte Nuit. J’ai dû me souvenir de la lumière, de la béatitude, de la sainteté, de cette vision, levée devant moi, au Golgotha ; vision réconfortante venant de l’intérieur de mon âme qui me montrait combien Dieu m’avait aimée. Cette vision venue à moi d’elle-même, sans que j’aie eu à la chercher, était une joie sainte. Et tout ce qui est saint est imprégné d’amour ; et l’amour donne la vie, même aux choses apparemment inertes.

Voilà ce que nous devons faire quand Dieu nous frappe :

* Nous souvenir des temps où Dieu nous donna la joie, afin que nous puissions dire, au moment même des tourments : “Merci, mon Dieu. Vous êtes bon pour moi.”

* Accepter d’être réconforté par le souvenir du don qu’Il nous fit dans le passé afin que nous soyons fortifiés dans les souffrances présentes, lorsque nous sommes écrasés jusqu’au désespoir, comme des plantes écrasées par la tempête, afin que nous puissions ne pas désespérer de la bonté de Dieu.

* Veiller pour que nos joies soient réellement de Dieu, et non simplement humaines, choisies par nous et trop facilement étrangères à Dieu, comme tout ce que nous faisons ici-bas, quand nos joies se coupent de Dieu, de Sa Loi et de Sa divine Volonté. Nous devons rechercher la joie auprès de Dieu seul.

* Garder présentes à l’esprit la Loi et la Volonté divines pour les joies du passé aussi ; car le souvenir qui nous pousse à faire le bien et à bénir Dieu n’est pas répréhensible. C’est ainsi que Dieu nous encourage et nous bénit.

*Projeter la lumière de la joie passée sur les ténèbres présentes pour rendre ces ténèbres brillantes au point où, dans la nuit la plus noire, nous puissions encore voir la Sainte Face de Dieu.

* Adoucir un calice amer en évoquant un souvenir savoureux afin de pouvoir en supporter le goût horrible et le boire jusqu’à la lie.

* Sentir, par le précieux souvenir que nous chérissons, la caresse de Dieu, alors même que les épines se pressent sur notre front.

“Voilà les sept sources de bonheur, pansements des sept glaives qui transpercèrent mon Cœur Immaculé. C’est la leçon à tirer de Noël que je vous adresse. Avec vous, j’offre ces sources à mes enfants préférés. Je les bénis tous.”

Kyrie eleison.

La Gloire de Marie

La Gloire de Marie posted in Les Commentaires Eleison on septembre 3, 2016

Entre les fêtes catholiques de l’Assomption de Notre-Dame au Ciel (le 15 août) et de sa Naissance (le 8 septembre), c’est peut-être un bon moment pour réfléchir sur une objection majeure des Protestants à la dévotion catholique envers Notre Dame, à savoir que toute l’attention, honneur et prière dirigés vers Notre Dame sont autant enlevé à Notre-Seigneur – Lui seul étant notre Sauveur, c’est donc à Lui seul que doivent aller toute notre dévotion, louange et prière. La citation qui suit, venant comme de Notre Seigneur Lui-même, met de telles objections dans une perspective différente :

L’œil de l’homme ne peut pas fixer le Soleil, alors qu’il peut regarder la Lune. L’œil de l’âme ne peut fixer la perfection de Dieu telle qu’elle est, mais il peut regarder la perfection de Marie. Marie est comme la Lune par rapport au Soleil. Par sa lumière, elle est illuminée et elle vous reflète la lumière qui l’a illuminée, mais elle adoucit cette lumière dans une vapeur mystique qui la rend supportable à votre nature limitée. C’est pour cette raison que je vous la propose depuis des siècles comme modèle pour vous tous que j’ai voulus comme frères en Marie.

Elle est la Mère. Quel réconfort pour les enfants de regarder la Mère ! Je vous l’ai donnée pour cela, pour que vous puissiez avoir une douce Majesté, suffisamment splendide pour vous ravir et vous captiver mais sans vous éblouir. Ce n’est qu’à des âmes spéciales, choisies pour des motifs que vous ne pouvez contester, que Je Me suis montré dans toute la brillance de l’Homme-Dieu, de l’Intelligence et de la Perfection absolue. Or, avec le don de cette vision, J’ai dû en donner un autre qui les rendît capables de supporter cette connaissance de Moi-même sans en être annihilées.

Alors que tous peuvent regarder Marie. Non qu’elle soit semblable à vous. Oh ! non. Sa pureté est si élevée que Moi, son Fils et Dieu, je la traite avec vénération. Sa perfection est telle que le Paradis tout entier s’incline devant son trône irradié par le sourire éternel et la splendeur éternelle de notre Trinité. Mais cette splendeur, qui la pénètre et l’imprègne plus que toute autre créature, se répand à travers le voile le plus pur de sa chair immaculée, d’où elle brille comme une étoile, rassemblant toute la lumière de Dieu et la diffusant comme une clarté suave sur toutes les créatures.

Et puis elle est votre Mère pour l’éternité. Et elle a toutes les formes de la piété qui vous pardonnent, qui intercèdent, qui vous enseignent patiemment. Grande est la joie de Marie lorsqu’elle peut dire à qui l’aime : “Aimez mon Fils”. Grande est ma joie lorsque Je puis dire à qui m’aime : “Aimez ma Mère”. Et la plus grande joie de toutes est lorsque nous voyons une âme quitter mes pieds pour aller à Marie, ou une âme dans les bras de Marie qui les quitte pour venir vers Moi. Car la Mère jubile lorsqu’elle donne d’autres âmes au Fils et le Fils jubile de voir d’autres âmes aimer la Mère. Car notre gloire ne cherche point à dépasser l’autre, mais se complète dans la gloire de l’autre.

Voilà pourquoi Je te dis : “Aime Marie. Je te donne à elle qui t’aime, et qui te remplira de lumière rien qu’ avec la suavité de son sourire”.

Si les Catholiques apprenaient à laisser transparaître en eux la lumière de Marie, ils attireraient nombres d’âmes vers son Fils et vers Dieu, ce que les Protestants vraiment dévots ne peuvent que souhaiter.

Kyrie eleison.

Histoire interne – V

Histoire interne – V posted in Les Commentaires Eleison on novembre 15, 2014

Lorsque les plans de Monseigneur Fellay établis depuis longtemps pour sauver La Fraternité Saint Pie X et l’Église en les réconciliant entre elles par le biais d’une combinaison de la Tradition avec le Concile, furent dynamités en janvier 2009 par la publicité mondiale donnée aux opinions totalement « politiquement incorrectes » d’un collègue de la FSPX, on aurait pu sympathiser avec lui si une telle combinaison ne fût un rêve impossible. Mais la religion catholique propre à Dieu se mélange à sa contrefaçon conciliaire comme l’huile se mélange à l’eau ou la vérité à l’erreur. Les Catholiques dont les souvenirs remontent à 1988 se rappelleront comment Monseigneur Lefebvre traitait d’ « Opération Suicide » pour la FSPX un pareil effort, suicide premièrement pour la FSPX mais aussi pour n’importe quelle aide que la FSPX aurait pu offrir à l’Église Universelle.

C’est pourquoi les Catholiques à l’esprit clair poussèrent un grand soupir de soulagement lorsqu’au cours du même mois la Providence utilisa les ennemis de l’Église avec leurs moyens de communication mondiaux pour torpiller les efforts conjoints de Benoît XVI et de Monseigneur Fellay destinés à combiner Concile et Tradition. Et de tels Catholiques ont pu avoir de la part de la Providence une confirmation, dramatique mais discrète, qu’ils pensaient correctement.

La « levée » par Benoît XVI des « excommunications » des quatre évêques de la FSPX déclarées en 1988 par Rome immédiatement après leur consécration, fut attribuée directement et publiquement par Monseigneur Fellay à l’intervention de Notre Dame, grâce à la deuxième Croisade de Rosaires de la FSPX fin 2008. Pourtant Elle lui avait fait dire auparavant par sa messagère, au cours de la même année, que si la Croisade n’était pas dédiée cette fois-ci à la Consécration de la Russie, Elle utiliserait les Rosaires à d’autres fins. Si donc ces messages sont vrais, Le Ciel ne peut avoir été indifférent au fait qu’Elle avait été manipulée pour la politique ecclésiastique lors de la célébration du Jubilée de la FSPX à Lourdes en octobre 2008.

Quoiqu’il en soit, le 11 février 2009, trois semaines après la « levée des excommunications », des séminaristes de la maison-mère à Ecône en Suisse faisaient une excursion dans les montagnes voisines, lorsque trois d’entre eux furent happés par une avalanche et précipités dans un lac de montagne gelé où ils se sont noyés. Mais qu’est le 11 février ? Le jour de la Fête de Notre Dame de Lourdes.

Simple coïncidence ? Ou est-ce que le Ciel parlait à travers les événements pour nous fournir une corrélation de plus entre l’histoire interne de ces messages et l’histoire externe des deux premières Croisades de Rosaires ? Aux lecteurs de juger pour eux-mêmes. S’ils sont convaincus que la Néo-fraternité est dans la bonne voie en recherchant l’approbation officielle de la Néo-église, il ne leur sera pas difficile de rejeter cette série de messages supposés venir du Ciel comme une « révélation privée » de plus qui ne mérite aucune considération sérieuse. Mais s’ils jugent que la Néo-fraternité aussi bien que la Néo-église sont sur la mauvaise voie, alors il serait raisonnable qu’au bord d’un désastre inimaginable pour le monde, faute d’avoir écouté la demande de la Consécration de la Russie, Notre Dame ait fait une nouvelle tentative pour obtenir cette Consécration à travers des prières lancées par la FSPX.

Non pas que la FSPX ait jamais été le salut de l’Église sinon que si ses prières avaient été correctement dirigées, alors, ainsi que Notre-Dame le fit comprendre à sa messagère, Elle aurait pu obtenir de son Fils les grâces nécessaires pour obtenir cette Consécration et, par celle-ci, Elle aurait pu sauver et la FSPX et l’Église et le monde. Il ne s’agit pas de pleurer sur le « pot de lait renversé ». Par contre pratiquons la dévotion des Premiers Samedis du Mois, en les offrant en particulier en hommage à Notre Dame. Elle ne cessera jamais d’essayer de nous sauver.

Kyrie eleison.

Histoire interne – IV

Histoire interne – IV posted in Les Commentaires Eleison on novembre 8, 2014

Et ainsi nous arrivons au point culminant de l’histoire interne des événements externes des Croisades de Rosaires de la Fraternité Saint Pie X il y a six ans : Monseigneur Fellay à la crise de l´Eglise et du monde choisira-t-il la solution du Ciel, en faisant confiance à la promesse de Notre Dame à Fatima que la Russie se convertira et qu’une « période de paix » arrivera si seulement la Russie est consacrée à son Cœur Immaculé, ou bien choisira-t-il la solution humaine de discussions avec Rome pour fabriquer une synthèse de la Tradition (2+2=4) avec le Concile (2+2=4 ou 5) ? Nous pouvons être sûrs ce n’est pas ainsi que le Diable présenta le choix à l´évêque, surtout lorsque les Romains entrèrent de nouveau en scène.

Ce même mois le Vatican fut mis au courant de l’éventuelle Croisade de Rosaires pour la Consécration de la Russie, par une lettre que la même messagère de Notre Dame avait envoyée au Pape Benoît XVI pour lui demander sa bénédiction pour cette initiative. Le Vatican prit la lettre au sérieux. Le Cardinal Castrillón Hoyos donna l’ordre à Monseigneur Fellay de revenir directement à Rome depuis Hawaï ou son Excellence était allé administrer le sacrement de la Confirmation. Le 4 juin, le Cardinal Castrillón Hoyos et un groupe de prélats romains firent une menace à Monseigneur Fellay : s’il insistait pour faire appel à une Croisade de Rosaires pour la Consécration de la Russie, Rome fermerait la porte à toutes discussions futures, et remettrait en vigueur les « excommunications » suspendues qui avaient été rendues inopérantes pour le moment. C’est au même moment que le Vatican prétendit imposer à Monseigneur Fellay l’ « Ultimatum du Vatican », à savoir les cinq conditions nécessaires à l´ouverture de toute discussion.

Se trouvant ainsi sous la pression romaine, Monseigneur Fellay ne s’était toujours pas décidé au début de l’automne 2008 à faire ce que Notre-Dame demandait, malgré ses requêtes réitérées, et, de fait, le 5 octobre 2008, malgré Ses avertissements directs, il choisit d’appliquer la Seconde Croisade de Rosaires programmée du 1er novembre jusqu’à Noël, à l´intention que les « excommunications » de 1988 fussent levées. Ce même jour Notre Seigneur fit voir sa colère à la messagère de Notre-Dame par le moyen d’une vision où Il paraissait abattre sa main pour détruire la FSPX tandis qu´Il se référait à eux comme « Pharisiens et hypocrites », et dit-Il, « Je ne puis les supporter davantage ». Mais au moment même où la main de Notre Seigneur tombait, la messagère vit que la Très Sainte Vierge Marie intercéda pour la Fraternité en implorant miséricorde, et en disant « Souviens-Toi de la faiblesse des hommes ». La messagère vit alors que la colère de Notre Seigneur céda le pas à Sa miséricorde. Mais dans son esprit, l’évêque avait déjà pris sa décision. Trois semaines plus tard, le 26 octobre, lors de la Messe Pontificale qui clôturait le pèlerinage de la Fraternité à Lourdes pour le Jubilée du 150ème anniversaire des apparitions de Notre-Dame à Lourdes, il annonça que la Seconde Croisade de Rosaires serait dédiée à la levée des « excommunications » de 1988. Le16 décembre il écrivit en privé au Pape, ainsi que l’avait demandé Benoît XVI, la lettre demandant au Pape de lever les « excommunications » de 1988. Le 24 janvier 2009 celles-ci furent en partie levées par Rome. Mgr. Fellay attribua directement cela à la Très Sainte Vierge Marie, et il dut se réjouir de cet apparent triomphe de sa patiente diplomatie.

Hélas ! Triomphe de courte durée car à quelques jours de là, les ennemis de la Tradition lancèrent dans leurs medias mondiaux une torpille parfaitement calculée pour faire sauter dans l’air toute menace d’une réunion imminente entre le Pape catholique et la Tradition catholique. Lorsque parurent à la télévision les six minutes extraites d’un film où un évêque de la FSPX se montrait en mettant sérieusement en question l’existence de « l’Holocauste » et des « chambres à gaz » de la Deuxième Guerre mondiale, Benoît XVI fut forcé de filer à l’anglaise pour se protéger de l’accusation mortelle de s’associer avec des « anti-sémites ». Tout accord entre Rome et la FSPX s’en trouva bloqué sur le champ, au moins pour quelques années. (à conclure)

Kyrie eleison.

Histoire Interne – III

Histoire Interne – III posted in Les Commentaires Eleison on novembre 1, 2014

Pour continuer l’histoire des messages que fit transmettre Notre Dame au Supérieur Général de la Fraternité St Pie X il y a quelques années, il faut revenir en arrière. Vatican II (1962–1965) fit sortir l’Église catholique de ses rails pour la réconcilier avec le monde moderne sans Dieu. Mgr. Lefebvre (1905–1991) fonda en 1970 la FSPX pour aider à garder les Catholiques qui le voudraient sur les rails, ce qu’il réussit à faire pendant 21 ans. Mais dès qu’il mourut en 1991, ses successeurs plus jeunes que lui – ou persuadés à tort, ou se trompant eux-mêmes, Dieu le sait – qu’ils lui restaient fidèles, rêvaient en fait d’une réconciliation avec la Rome Conciliaire.

En 2000, les autorités de cette Église Conciliaire durent reconnaître l’importance de la FSPX lorsqu’elle organisa un pèlerinage hautement réussi de l’Année Jubilaire aux Basiliques de Rome. Les pourparlers publics (par opposition aux contacts privés – ont-ils jamais cessé ?) reprirent entre la FSPX et les Romains, qui se mirent dès lors à avaler cette Fraternité qu’ils n’avaient pas su cracher. “Parlons,” dirent-ils. Les chefs de la Fraternité se montrèrent méfiants : “Vous devez nous prouver votre bonne volonté en libérant la Messe de toujours et en levant les ‘excommunications’ dont vous avez frappé les évêques de la FSPX lors de leur sacre en 1988”. Cet échange eut peu de suite dans l’immédiat, au moins en public, car des deux côtés l’idée d’une réconciliation devait mûrir, mais en 2006 Mgr. Fellay, chef de manœuvre de la réconciliation du côté de la FSPX, fut réélu Supérieur Général. Ceci arriva juste après que Notre Dame eût commencé à intervenir avec ces messages dont nous racontons l’histoire.

En 2006 l’idée d’une Croisade de Rosaires, désirée par Notre Dame pour la Consécration de la Russie, fut adoptée par Mgr Fellay, mais détournée par lui pour obtenir en fait la première précondition de discussions avec Rome en vue d’une réconciliation, à savoir la libération de la Messe de toujours. En 2007 Benoît XVI accomplit en partie cette précondition par son Motu Proprio où il reconnut que cette Messe n’avait jamais été abrogée. S’en réjouissant comme s’il s’agissait d’une satisfaction complète, Mgr Fellay procéda à la seconde précondition, la levée des ‘excommunications’. Notre Dame par contre, tout de suite après le Motu Proprio, commença en août 2007 une série de messages où elle demandait avec insistance que toute seconde Croisade de Rosaires fût dédiée à la Consécration de la Russie. Mais Mgr Fellay ne voulait pas s’engager dans cette voie, parce qu’il savait que celle-ci serait mal reçue par les Romains. Eux voulaient ces discussions, voulues par Mgr Fellay aussi, qui réconcilieraient les deux choses inconciliables que sont Vatican II et la Tradition catholique. Nous voilà maintenant à même de continuer notre histoire.

Début 2008 Notre Dame, voyant que Mgr Fellay hésitait encore, lui fit dire avec fermeté par la messagère qu’il ne devait pas “utiliser la seconde Croisade pour la levée des excommunications”, et que s’il le faisait quand même, ce serait “fatal pour la Fraternité St Pie X” (mots de Notre Dame elle-même). Elle ajouta qu’elle ne bénirait aucune intention pareille, mais à la place elle utiliserait les rosaires priés par les fidèles dans un autre but. Et le 22 mars, Samedi Saint, elle dit bien clairement, “Dis à Mgr Fellay qu’il ne peut pas se rapprocher davantage de Rome qu’il ne l’a déjà fait, quelque bien intentionné que puisse être le Saint Père”, et elle répéta même, “Rappelle-toi, quelque bien intentionné que puisse être le Saint Père”.

Interrompons de nouveau la suite de l’histoire pour signaler à quel point ces messages correspondaient aux besoins de la défense de la Foi à ce moment-là, et de même combien cette histoire interne correspond aux événements extérieurs. À la tête du dernier bastion mondial de la vraie Foi, Mgr Fellay se trouve tenté de le remettre sous l’autorité des Romains Conciliaires, terribles ennemis (objectifs au moins) de cette Foi. En effet, ne comprenant pas toute la malice du monde moderne, il croit que l’Église Conciliaire égale l’Église catholique, et il fait confiance aux bonnes intentions de ses autorités, contrairement à Mgr Lefebvre qui (en privé) les qualifiait de “serpent”.

Alors si cette histoire interne est vraie, et si Mgr Fellay prend la mauvaise décision, la FSPX est condamnée. Qu’arriva-t-il ? (À suivre)

Kyrie eleison.

Histoire Interne – I

Histoire Interne – I posted in Les Commentaires Eleison on octobre 18, 2014

Après 1917 il fut clairement annoncé au monde par Notre-Dame de Fatima que le salut de l’Église et du monde (« une période de paix ») dépendait de deux choses : non seulement de la Consécration de la Russie à son Cœur Immaculé par le Pape avec tous les évêques du monde, mais aussi des Catholiques qui feraient réparation à Son Cœur les premiers samedis du mois par la Confession et la Communion, par la méditation d’un quart d’heure et la prière du chapelet. Donc qu’aucun Catholique ne pense qu’il n’y a rien qu’il puisse faire pour aider l’Église et le monde à sortir de leur crise terrifiante. Tout Catholique qui répondra à Sa deuxième demande aidera le Pape à obtempérer à Sa première demande.

Mais jusqu’ici cette réponse n’a pas été suffisante. Par exemple dans les années 1930 le Pape Pie XI était parfaitement conscient de la première demande de Notre-Dame, mais il ne réalisa jamais la Consécration de la Russie. Pourquoi ? Selon le Frère Michel de la Sainte Trinité dans le second de ses trois volumes excellents sur Toute la Vérité sur Fatima, la raison en fut que Pie XI, étant à ce moment-là engagé dans des contacts diplomatiques avec les autorités russes à Moscou, pensait que sa diplomatie à lui serait un moyen plus efficace pour traiter avec les communistes que la Consécration voulue par Notre Dame. Il préféra les voies humaines aux voies divines pour traiter le problème, lequel donc resta naturellement sans solution. Le monde plongea dans la Deuxième Guerre mondiale et l’Église fut cassée depuis l’intérieur par Vatican II.

Et voici que dans les dernières dix années une histoire parallèle apparaît au grand jour, celle de Notre Dame qui par l’intermédiaire d’une messagère a fait appel à Monseigneur Fellay pour que la Fraternité Saint Pie X organise une Croisade de Rosaires où l’on prierait pour obtenir que la Consécration de la Russie ait lieu. Si cette histoire est vraie (comme je le crois, ainsi que d’autres prêtres), il vaut la peine de la raconter dans quelques numéros de ce « Commentaire », non pour discréditer Monseigneur Fellay (dont la préférence pour les moyens humains peut, hélas, s’expliquer comme celle de Pie XI – Dieu est leur juge) mais pour souligner à quel point reste urgente la Consécration de la Russie et, en particulier, la pieuse pratique des cinq premiers samedis, même presque 100 ans plus tard. Mais est-ce que l’histoire est vraie ? Et, en particulier, quelle confiance peut-on accorder à la messagère ?

Moi-même je l’ai rencontrée plusieurs fois et je crois que son histoire a toutes les chances d’être vraie, en premier lieu parce qu’il s’agit d’une personne adulte sérieuse qui donne tous les signes d’être véridique, mais surtout parce que son récit présente une histoire interne qui correspond et explique un grand nombre de faits publics et d’évènements bien connus depuis l’extérieur, pour ainsi dire. En ce qui concerne la messagère, les lecteurs ont bien le droit de ne pas partager mon jugement personnel, mais en ce qui concerne la correspondance parfaite entre l’histoire interne et les évènements extérieurs, les lecteurs peuvent en juger par eux-mêmes.

L’histoire débute le Dimanche du Bon Pasteur, 2004, lorsque la Très Sainte Vierge apparaît à la messagère et lui donne un message à transmettre à l’évêque de la Fraternité Saint Pie X. Elle y demande que la FSPX dirige les fidèles en une Croisade de Rosaires pour que se réalise la Consécration de la Russie à Son Cœur Immaculé, cette même Consécration que le Ciel ne cesse de demander depuis les années 1920. Et la Mère de Dieu a laissé comprendre à cette messagère que si cela se réalisait selon ce qu’Elle demandait, on obtiendrait enfin, par Son intermédiaire, les grâces pour arriver à la Consécration si nécessaire.

Au mois de juin 2006 la messagère donna le message à Monseigneur Fellay en personne. Il en discuta avec elle mais il ne savait pas encore que la demande venait de fait de la Mère de Dieu. Et, ainsi, lors de son retour en Suisse, il prit une première décision importante. (A continuer.)

Kyrie eleison.