Diable – Satan

MESSAGES DU TEXAS — I

MESSAGES DU TEXAS — I on avril 20, 2024

Notre Mère du Ciel nous avertit sans cesse, 

Car sur nous vont tomber l’horreur et la détresse.

Au sujet des apparitions et des messages censés venir du Ciel, prudence est certainement sagesse. Car Dieu sait que le Démon s’est insinué dans l’esprit des clercs qui ont trahi la vraie foi catholique par les diableries de Vatican II, tellement qu’on ne peut plus guère compter sur ces clercs pour nous faire un authentique discernement catholique de ce qui vient vraiment du Ciel et de ce qui n’en vient pas, comme St Paul nous demande de le faire (1 Thess. 5, 19–21). Mais on peut être excessivement prudent, surtout lorsque l’autorité ecclésiastique officielle s’est elle-même égarée. Une chose est sûre : comme il n’y aurait pas de fausse monnaie sans la vraie, il n’y aurait pas de faux messages du Ciel sans vrais messages à contrefaire. C’est à nous de faire de notre mieux pour discerner, comme avec cette série de messages récents que nous allons vous présenter, provenant de l’arrière-pays texan, aux États-Unis. 

La série a commencé par un message introductif censé provenir de Notre Dame (le « censé » s’applique pour le reste des Messages cités : il ne sera pas répété par la suite). Les Commentaires n’ont aucune autorité pour garantir l’authenticité des Messages du Texas, mais ils les prennent suffisamment au sérieux pour estimer qu’ils méritent d’être cités. Nous laissons au lecteur le soin d’en juger par lui-même. Voici, à titre d’exemple, quelques extraits du (une dernière fois : prétendu) premier message de Notre Dame. 

8 février : Mes enfants, la bataille approche et vous êtes endormis. Je viens vous réveiller, comme une bonne mère qui veille et garde les yeux sur ses enfants et, voyant le danger grandir, les secoue pour qu’ils ne périssent pas sans combattre. Mes enfants, voici les temps annoncés depuis longtemps, où le serpent trois fois maudit va empoisonner beaucoup de gens, s’immiscer dans Notre propre domaine et se lever pour semer le désordre dans les nations avec ses marionnettes et ses serviteurs, pour détruire tout ce qui est de Dieu et régner à Sa place. Le désir du Diable d’être adoré et sa haine de Dieu l’ont poussé à préparer, au cours des siècles, ce qui se dévoile maintenant sous vos yeux ( . . . ) 

Je suis venu vers vous, Mes enfants, maintes et maintes fois, année après année, pour vous avertir ( . . . ) mais combien peu d’entre vous M’ont compris, et se sont mis à Ma disposition pour que Je forme Mon armée de lumière . . . . Mes enfants, il n’y a plus de temps à perdre. La bataille, Notre contre-attaque, commence par ces Paroles que Nous vous donnons pour vous servir de Lumière, de Protection, de Direction et de Consolation. Ne les ignorez pas ( . . . ) Elles vous donneront l’orientation dont vous avez besoin, maintenant que Mon Église est sans berger pour s’occuper de Mes brebis, de Mes enfants ( . . . ) Ils veulent vous détruire, mes enfants ( . . . ) Recevez mes Paroles d’amour et de consolation. 

Vous êtes blessés, mes petits enfants, certains plus, d’autres moins, mais vous portez tous des blessures, celles de vos propres décisions, celles de la haine de Satan, et vous avez tous besoin de Notre guérison, vous avez tous besoin de Notre aide. Mes enfants, je vous redonne mon Jésus, Je vous le donne avec tout Mon amour personnel ( . . . ) comme votre Roi ( . . . ), votre Sauveur et Rédempteur ( . . . ) Seul Lui, mes enfants, seul Lui sauve. Lui seul purifie. Seul Il guérit ( . . . ) Ne vous laissez pas troubler. De nombreuses voix essaient et essaieront encore de se faire passer pour la Sienne. Beaucoup disent et diront qu’ils font tout en Son nom. Mais regardez leurs œuvres. Regardez les fruits, mes enfants. NE LES IGNOREZ PAS. 

Et Moi, votre Mère, Je vous préparerai à recevoir le Don très précieux d’une Foi brillant au centre de votre âme pour pouvoir affronter les temps présents et à venir, où tout ce qui semblait stable s’écroulera ( . . . ) Heureux celui qui accueille ces Paroles et leur permet de porter leurs fruits ( . . . ) 

Le texte complet est beaucoup plus long, et les extraits cités ci-dessus ne traduisent qu’à peine le sentiment d’imminence dont la Vierge veut nous faire part, comme si nous étions au bord de la grande bataille qui est sur le point d’éclater. Le petit centre catholique du Texas qui reçoit ces messages a son propre site web. Cherchez « Mission of Divine Mercy ». 

En vérité, Kyrie Eleison 

Tournée en France

Tournée en France on avril 12, 2014

Encore de bonnes nouvelles, cette fois-ci de France. De nouveau elles sont réduites en quantité mais hautes en qualité. Une poignée de bons prêtres se rassemble pour agir en vue d’assurer que la Foi continuera à être défendue dans la ligne tracée par Monseigneur Lefebvre, en évitant le sédévacantisme sur la droite et le conciliarisme – d’en haut. Le Quartier Général de la FSPX continuera à enterrer ceux qui le suivent, tandis qu’un reste de prêtres heureux continuera à se fortifier par la vraie religion contre l’étape suivante de leur persécution.

C’est ce que j’ai observé lors d’une quatrième tournée depuis l’automne dernier de centres en France où les fidèles sont intéressés par la doctrine anti-libérale des Papes catholiques de Pie VI (1717–1799) à Pie XII (1876–1958). Cette doctrine n’était pas nouvelle même au début du siècle et demi au cours duquel elle a été élaborée. Il s’agissait simplement de cette partie-là de l’enseignement catholique de toujours qui avait besoin d’être rafraîchie lorsque l’ordre social chrétien de 15 siècles se trouvait miné et supplanté par la Révolution Française de 1789.

Cette Révolution n’était autre que la Franc-Maçonnerie qui guerroyait Dieu, en cherchant à renverser le trône et l’autel. Depuis lors, les trônes catholiques ont été pratiquement renversés par la « démocratie », tandis que les autels catholiques ont été virtuellement renversés par la conversion à la religion de l’homme opérée par Vatican II. Par contre Monseigneur Lefebvre, s’accrochant à la religion de Dieu, désirait que ses séminaristes fussent imprégnés de la doctrine contre-Révolutionnaire de l’Église pour qu’ils sussent résister comme Catholiques au milieu d’un monde libéral. Il s’ensuit que les fidèles catholiques qui se rendent compte de la façon dont la Fraternité Saint Pie X de l’Archevêque se transforme sournoisement en la Néo-fraternité, veulent connaître les Lettres Encycliques des Papes des 150 années antérieures au Concile Vatican II. Lors de la première de mes quatre tournées de conférences, il y eut cinq escales. Au cours de la dernière entre fin mars et début avril il y en eut neuf, et on peut s’attendre à d’autres invitations. Il y a constamment plus de fidèles français qui se réveillent en se rendant compte de la façon dont la Fraternité a été détournée de sa mission.

Hélas, bien trop de prêtres de la Fraternité se laissent encore tromper par un maître de la séduction, perdu dans son rêve mondain. J’en ai rencontré quelques-uns au cours de ma dernière tournée. Sans doute s’agit-il de braves gens, ils ont été de bons prêtres, ils ont les yeux ouverts et ils voient beaucoup de choses, mais il suffit qu’ils soient exposés de nouveau à ce séducteur pour que leur vision se trouble et leur volonté soit confondue. Le verbe grec « diaballein » d’où viennent les mots français « diabolique » et « diable », signifie mettre à l’envers, jeter dans la confusion.

Ces prêtres confondus font contraste avec la demi-douzaine de leurs confrères mentionnés ci-dessus qui ont vu clair et agissent en conséquence de ce qu’ils voient. La tension par laquelle ils étaient torturés aussi longtemps qu’ils essayaient de rester loyaux à des leaders diaboliques, appartient au passé. En toute sérénité ils prennent avec joie les décisions qui permettront de continuer l’œuvre de Mgr. Lefebvre. L’abbé de Mérode, ordonné il y a plusieurs années, a abandonné la FSPX de son propre gré. Il a acheté une maison à Lourdes et il en achète une autre dans le sud ouest de la France. Elles serviront de bases pour l’apostolat auprès de nombreuses âmes intéressées dans la région, et aussi comme refuges pour des prêtres qui veulent se tranquilliser. Par ailleurs j’ai rencontré à Lyon une âme vénérable qui offre un studio dans cette ville à tout prêtre cherchant un toit. De même la Maison de la « Résistance » de Broadstairs en Angleterre est maintenant ouverte et peut recevoir la visite de prêtres. L’un d’eux y est déjà passé. Discrétion assurée, pour autant qu’il dépend de nous.

Kyrie eleison.

La Prière de Sainte Thérese

La Prière de Sainte Thérese on février 2, 2013

Il est frappant de voir à quel point Dieu ne compte plus pour rien dans la vie du plus grand nombre d’âmes autour de nous aujourd’hui. C’est en Lui que chacun de nous « vit, se meut et existe » (Actes XVII, 28). Sans Lui nous ne pouvons lever un doigt, penser une pensée ni faire une seule action naturellement bonne, encore moins une action surnaturellement bonne. Tout ce que nous pouvons faire, de nous-mêmes, sans Lui, c’est pécher, et même alors l’action peccamineuse en tant qu’ action vient de Dieu, seul ce qui en elle est peccamineux vient de nous, car ce qui en elle la rend peccamineuse n’est pas quelque chose de positif mais de défectif, du non-être.

Et cependant la grande majorité d’âmes autour de nous traitent Dieu comme s’Il n’existait pas, ou si tant est qu’Il existe, comme s’Il n’avait aucune importance. C’est un état de fait absolument incroyable. Et qui devient pire de jour en jour. Cela ne peut pas durer. Cela ne peut se comparer qu’avec l’état de l’humanité du temps de Noé. La corruption des hommes à cette époque-là était telle (Gen. VI, 11–12) que si Dieu ne voulait pas leur retirer l’usage de leur plus précieux don, le libre arbitre – et voyez seulement comment la plupart des hommes réagissent lorsqu’on essaie de les forcer à faire quelque chose ! – alors l’unique manière qu’ils Lui laissaient de sauver encore un nombre important d’entre eux, c’était de leur infliger un châtiment universel où ils eussent néanmoins le temps de se repentir. Ce fut le Déluge, un événement dont l’historicité est établie par une abondance de preuves géologiques.

De même aujourd’hui, le seul moyen que l’humanité est en train de laisser à Dieu pour qu’il sauve encore un grand nombre d’âmes de l’horreur de leur propre choix de la damnation éternelle, c’est un châtiment universel. Comme au temps de Noé, la miséricorde de Dieu rend virtuellement certain qu’à l’immense majorité des âmes il sera donné le temps et le préavis nécessaires pour qu’elles se sauvent si elles le désirent. Et plus tard, beaucoup parmi le grand nombre qui sera sauvé (hélas, ce ne sera pas la majorité) reconnaîtront que seul le châtiment les a empêchés de se laisser entraîner jusqu’en Enfer par la corruption actuelle.

De toute façon, il sera facile pour tous de se laisser effrayer par l’explosion de la juste colère de la majesté de Dieu. Même à des kilomètres et des kilomètres de distance, les israélites furent terrifiés par la démonstration de sa puissance au sommet du Mont Sinaï (Exode XX, 18). A notre époque il sera bon de se rappeler la célèbre prière de Sainte Thérèse d’Avila :

Que rien ne te trouble,

Que rien ne t’effraie,

Tout passe,

Dieu ne change pas.

La patience

Obtient tout.

Celui qui a Dieu

Ne manque de rien.

Dieu seul suffit.

Cœur Sacré de Jésus, en Vous je mets toute la confiance dont je suis capable. Mais aidez mon manque de confiance !

Kyrie eleison.

Le Christ Est Né

Le Christ Est Né on décembre 22, 2012

L’attrait de l’Enfant Divin dans les bras de Sa Mère Virginale fait que Noël est encore la plus appréciée des Fêtes chrétiennes, mais à mesure que le monde se détourne de Dieu, le cœur et l’âme de la Scène de la Nativité s’évanouissent, et les sentiments propres à Noël s’en trouvent de plus en plus artificiels. La Chrétienté véritable est épuisée. Il est temps de revenir avec la liturgie de l’Église aux époques antérieures au Christ lorsque les hommes de Dieu se réjouissaient intensément en attendant Sa venue. Pour eux, cela seul donnait un sens au malheur de l’humanité toujours plus dévastée par les conséquences du péché originel. C’était leur grand espoir,et rien ne l’ébranlait. Le Christ viendrait, et avec Lui les portes du Ciel s’ouvriraient à nouveau aux âmes de bonne volonté. Voici les antiennes du quatrième Dimanche de l’Avent, composées à partir de textes de l’Ancien Testament.

« Sonnez la trompette dans Sion car le jour du Seigneur est proche : voyez, Il viendra pour nous sauver, alléluia, alléluia ». Si les hommes ne veulent pas être sauvés, alors difficilement ils comprendront pourquoi ils sont nés, en sorte que nécessairement ils mourront dans un désespoir plus ou moins profond. Mais si nous voulons être heureux pour toute l’éternité, et si nous savons que cela n’est possible que par Jésus-Christ, alors combien devons-nous nous réjouir de ce qu’Il soit venu !

« Voyez, le Désiré de toutes les nations viendra, et la maison du Seigneur sera remplie de gloire, alléluia ». Puisque le péché originel est universel, les Rois Mages vinrent de terres lointaines et étranges pour adorer leur Sauveur à Bethléem, et de par leur désir ils auraient pu venir de toutes les nations du monde. Depuis lors, c’est en effet de toutes les nations que les Chrétiens sont venus pour trouver leur Sauveur dans son Église catholique, et jamais depuis ils n’ont cessé de la remplir de la gloire de ses belles cérémonies, édifices, ornements, art et musique.

« Les chemins tortueux seront redressés et les chemins accidentés seront aplanis : venez, Seigneur, et ne tardez pas ». Quatre mille ans après la Chute d’Adam et Eve, le monde était devenu complètement tortueux. Il y a deux mille ans la transformation de l’humanité la plus extraordinaire a commencé avec la naissance de Notre Seigneur. Pendant des siècles nous avons supposé que les formes aplanies de notre civilisation resteraient aplanies, mais en tournant le dos au Christ, nous avons rendu ces formes plus accidentées et brutales que jamais – ouvrez n’importe quel journal d’aujourd’hui. Venez, ô Seigneur, revenez et ne tardez pas, sinon nous allons nous entre-dévorer comme des bêtes sauvages.

« Le Seigneur viendra, allez à sa rencontre disant : Grand est son début et son Règne n’aura pas de fin : Dieu, Puissant, Seigneur de tout, Prince de la Paix, alléluia, alléluia ». Avec de semblables paroles les Rois Mages acclamèrent-ils peut-être l’Enfant Jésus lorsque, après de longs voyages, enfin ils le trouvèrent. Les convertis d’aujourd’hui, après de longues tribulations dans les déserts de l’athéisme, trouvent encore peut-être des paroles similaires pour nous rappeler comment il faut acclamer l’Enfant dans la crèche. Sans Lui, le monde ne peut avoir de paix, et il se trouve au bord d’une nouvelle guerre terrible. Divin Enfant, venez, ne tardez pas, sinon nous périrons tous.

« Votre Parole Toute-puissante, ô Seigneur, jaillira de votre trône royal, alléluia ». Noël, c’est la Seconde Personne de la Sainte Trinité qui a fait toute la descente du Ciel, s’est revêtu d’une pauvre nature humaine et est né d’une Mère humaine, pour nous racheter de l’esclavage du Diable et ré-ouvrir les portes du Ciel aux âmes de bonne volonté, disposées à croire. Divin Enfant, je crois. Venez en aide à mon incroyance, et par des grâces spéciales de la Fête de Votre Naissance, attirez vers la Foi des millions et millions d’âmes incroyantes.

Kyrie eleison.

Lire en Famille

Lire en Famille on octobre 20, 2012

Dernièrement, ce « Commentaire » conseillait aux lecteurs de transformer leurs maisons en forteresses au cas où les bastions publics de la Foi deviendraient périmés à cause du mal débordant de notre époque, et certains lecteurs nous ont écrit pour nous demander de quelle façon leurs maisons pourraient être fortifiées. De fait, certains numéros du « Commentaire » ont suggéré déjà une variété de moyens spirituels et matériels pour défendre la maison et la famille, notamment, bien sûr, le Saint Rosaire, mais on a omis de mentionner un moyen auquel je penserais moi-même pour remplacer la télévision si j’avais une famille à défendre : la lecture à haute voix tous les soirs aux enfants, de chapitres choisis dans le Poème de l’Homme-Dieu de Maria Valtorta. Et lorsque nous arriverions au bout des dix volumes en français, je m’imagine que nous recommencerions depuis le début, et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les enfants eussent quitté le foyer !

Toutefois, le Poème ne manque pas d’ennemis nombreux et éloquents. Le Poème consiste en épisodes de la vie de Notre Seigneur et de Notre Dame, depuis la conception immaculée de celle-ci jusqu’à son assomption au Ciel, tels qu’ils ont paru dans des visions reçues, on peut le croire, du Ciel, lors de la Deuxième Guerre mondiale dans le Nord de l’Italie par Maria Valtorta. Elle était célibataire, d’âge mur, immobilisée dans son lit de malade de façon permanente à la suite d’une blessure au dos reçue plusieurs années auparavant. Les notes inclues dans l’édition italienne (qui comprend plus de 4,000 pages en 10 volumes) montrent à quel point elle craignait d’être trompée par le Diable, et en effet bon nombre de personnes ne sont pas convaincues que le Poème vienne réellement de Dieu. Voyons trois objections parmi les plus importantes.

En premier lieu, le Poème fut mis à l’Index des livres interdits par l’Église dans les années 1950, c’est-à-dire avant que Rome ne devînt néo-moderniste dans les années 1960. Le motif invoqué pour sa condamnation fut qu’on y donne aux événements de l’Evangile un aspect romantique et sentimental. En second lieu, on accuse le Poème d’un grand nombre d’erreurs doctrinales. En troisième lieu, l’objection que faisait Monseigneur Lefebvre au Poème était que l’on y trouve tant de détails physiques de la vie quotidienne de Notre Seigneur qu’il en sort de lui une image trop matérielle qui nous fait trop descendre en dessous du niveau spirituel des quatre Évangiles.

Mais, en premier lieu, comment les modernistes ont-ils pu prendre le pouvoir dans la Rome des années 1960, ainsi qu’ils le firent, s’ils n’avaient été déjà bien établis dans la Rome des années 1950 ? Le Poème, comme les Evangiles (par exemple Jn.XI,35,etc.) est plein de sentiments, mais toujours proportionnés à leur objet. Aux yeux de tout juge objectif le Poème ne semblera, à mon avis, ni sentimental ni romantique. En deuxième lieu, les soi-disant erreurs doctrinales ne sont pas difficiles à expliquer, l’une après l’autre, comme cela a déjà été fait par un théologien compétent dans les notes que l’on trouve dans l’édition italienne du Poème. Et en troisième lieu, tout en gardant, bien sûr, tout le respect que l’on doit à Monseigneur Lefebvre, je dirais que l’homme moderne a besoin de détails matériels pour qu’il puisse croire de nouveau en la réalité des Évangiles. N’est-il pas vrai qu’une excessive « spiritualité » peut reléguer, pour ainsi dire, Notre Seigneur à l’étage supérieur, où il devient irréel, tandis qu’au rez-de-chaussée le cinéma et la télévision prennent possession du sens de la réalité de l’homme moderne ? De même que Notre Seigneur était vrai homme et vrai Dieu, ainsi le Poème est-il à tout moment aussi pleinement spirituel que pleinement matériel.

De la lecture vivante et non-électronique du Poème à la maison, je peux imaginer de nombreux bienfaits possibles, outre le contact réel et vivant entre les parents qui lisent et les enfants qui écoutent. Les enfants s’imbibent de ce qui les entoure, comme les éponges s’imbibent d’eau. Avec la lecture de chapitres du Poème choisis selon l’âge de l’enfant, je me demande s’il y a une limite aux enseignements qu’ils pourraient absorber au sujet de Notre Seigneur et de Notre Dame.Et les questions qu’ils poseraient ! Et les réponses que les parents devraient trouver ! Je crois réellement que le Poème pourrait beaucoup contribuer à faire d’un foyer une forteresse de la Foi.

Kyrie eleison.

Rebelle, Diviseur

Rebelle, Diviseur on septembre 15, 2012

Le chapitre VII de l’Évangile de Saint Jean contient une leçon spéciale pour aujourd’hui, à savoir : Qui sont les vrais rebelles contre l’autorité, et qui ne sont des rebelles qu’ en apparence ? Qui paraît diviser le peuple de Dieu, et qui est en réalité celui que le divise ? Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent. Il est toujours nécessaire de « Juger non selon les apparences, mais juger selon un juste jugement » (Jn.VII,24).

Le septième chapitre de St Jean s’approche de la fin de la vie de Notre Seigneur sur la terre. Les juifs cherchent à tuer Jésus (verset 1), mais Notre Seigneur monte néanmoins à Jérusalem et enseigne dans le Temple (14). La foule est déjà divisée (12) en sorte qu’il résulte de l’enseignement de Jésus que certains (40) reconnaissent en Lui le Prophète (cf.Deut.XVIII,15–19), tandis que d’autres (41–42) refusent de le reconnaître, parce qu’Il est originaire de Galilée. D’où la division et la dissension. Certes, la division, comme telle, est digne de blâme, et alors qui doit être blâmé ? Certainement pas Notre Seigneur qui ne fait que prêcher la doctrine de son Père au Ciel (16–17). Le blâme ne doit pas non plus atteindre cette partie de la foule qui a accepté l’enseignement divin. Il est clair que le blâme pour la division appartient aux autorités du Temple et à cette partie de la foule qui refusait la Vérité.

Pareillement, dans les années 1970 et 1980, Mgr. Lefebvre a divisé les catholiques en enseignant et en pratiquant la vérité de la Tradition catholique, mais quel catholique qui se fait fort aujourd’hui d’être Traditionnel pense même à le blâmer pour cette division ? Il est clair que le blâme pour la division de l’Eglise n’appartenait ni à l’Archevêque ni à ceux qui l’ont suivi, mais en premier lieu à ces autorités de l’Eglise qui adultéraient la vraie religion, tout comme le faisaient les autorités du Temple au temps de Notre Seigneur. L’Archevêque ne cessait de leur demander de « juger selon un juste jugement », en confrontant le problème central créé par leur adultère Conciliaire avec le monde moderne. Jusqu’à aujourd’hui, les autorités de l’Église se sont refusées à une telle confrontation. Leur unique réponse n’a cessé d’être : « Obéissance ! », « Unité ! ». Leur manque d’arguments en réponse aux questions fondamentales de vérité, ne suggère-t-il pas qu’eux seuls sont les vrais rebelles et responsables de la division dans l’Église ?

Toutefois, la dissension en tant que telle n’est pas une bonne chose, et tous les deux, Notre Seigneur et Mgr. Lefebvre, auront bien prévu que leur enseignement serait suivi de dissension. Pourquoi donc insistèrent-ils ? Parce que les âmes peuvent être sauvées avec la dissension (cf. Lc.XII, 51–53 ), mais elles ne peuvent être sauvées sans la Vérité. Si les autorités religieuses font dévier le peuple – et le Diable travaille contre elles avec un acharnement particulier à cause de leur pouvoir d’amener beaucoup d’autres âmes sur le mauvais chemin – c’est à ce moment-là que la Vérité doit être proclamée pour ramener le peuple sur le chemin du Ciel, même si la dissension doit en être le résultat. En ce cas-là, la Vérité se situe au-dessus de l’autorité ou de l’unité.

Et où trouve-t-on cette vérité en 2012 ? Vatican II fut un désastre pour l’Église – vrai ou faux ? Les autorités de l’Église qui ont réalisé Assise III et la « béatification » de Jean Paul II sont obstinément attachées à Vatican II – vrai ou faux ? Et alors si la Fraternité Saint Pie X se place elle-même sous ces mêmes autorités, elles profiteront de tout leur prestige et du pouvoir que la Fraternité leur aura donné sur elle, pour dissoudre sa résistance à Vatican II – vrai ou faux ? De sorte que la FSPX risque gravement de perdre progressivement l’esprit de résistance qu’elle présente encore à ce prestige et à ce pouvoir – vrai ou faux ? Comme disent les Romains, « Rome peut attendre » !

Alors, dans la FSPX aujourd’hui, si l’on juge, comme le dit Notre Seigneur, « non selon les apparences mais selon un juste jugement », qui est réellement celui qui « divise » ? Qui sont les vrais « rebelles contre l’autorité » ? Ceux qui critiquent le risque d’un tel mélange de la Vérité catholique avec l’erreur Conciliaire, ou bien ceux qui le favorisent ?

Kyrie eleison.