femme

La Famille Battue en Breche.

La Famille Battue en Breche. on septembre 21, 2019

Comme Dieu ne trouve presque personne dans le monde qui ne lui batte froid, Il se retire tout doucement ; du moins, pour le moment car Il va revenir avec force, c’est certain ! Mais en attendant, disparaît avec Lui la protection divine répandue sur le terreau destiné à la famille. Le plus grave de tout, c’est l’abandon de la famille par les hommes d’ Église qui la livrent sans protection aux attaques démoniaques venant de toutes parts. La meurtrissure est d’autant plus douloureuse lorsque l’attaque vient du cœur de la famille elle-même, de la part de certains de ses membres bien-aimés. C’est l’histoire dont nous parlons ci-après. Le cas, hélas, est loin d’être rare aujourd’hui. Un père de famille nous écrit :

J’ai eu avec ma femme dix enfants, dont trois sont maintenant adultes. Nous avons connu des moments difficiles et quelques tragédies, mais maintenant, elle m’a déclaré la guerre. Il y a environ 18 mois, bénéficiant du soutien total de son prêtre Novus Ordo et de quelques amis puissants, elle a entrepris des démarches judiciaires pour me faire partir de la maison et m’ éloigner de mes enfants. C’était incroyable et terriblement douloureux. Que cette persécution ait été essentiellement religieuse, cela s’est confirmé lorsqu’elle m’a offert de rester à la maison, mais séparé de corps, vivant au sous-sol, à la condition expresse que je signe un accord m’engageant juridiquement, selon lequel je renonçais à tout droit sur l’éducation religieuse et sur la formation de mes enfants. L’accord stipulait que nous ne devions plus aller dans une chapelle Traditionnelle et/ou communiquer avec toute personne soi-disant Traditionnaliste. Bien sûr, je ne pouvais pas signer un tel papier, mais son groupe a continué de nous harceler, mes enfants et moi, avec des arguties légales, et j’ai tout perdu : femme, maison, enfants, argent, voiture, assurance maladie, et presque entièrement mon entreprise. Comme mes enfants restaient forts dans la foi et qu’ ils ne cédaient pas aux comportements bizarres et aberrants de leur mère et qu’ ils préféraient rester avec moi, elle a engagé une équipe de « thérapeutes » pour leur « laver » le cerveau afin de les faire redevenir « normaux ». Elle les a fait entrer dans des écoles Novus Ordo et les a forcés à assister avec elle à la Messe Novus Ordo.

Voilà plus d’un an maintenant que je n’ai pas vu mes sept derniers enfants. Le plus jeune a presque 3 ans. Quant au six autres, ils s’échelonnent à des intervalles variant entre 18 et 24 mois ; le plus grand à 16 ans. Je n’ai aucun moyen de savoir ce qui se passe avec eux, s’ils gardent ou non la foi, parce qu’ils n’ont le droit ni de voir ni d’entendre personne d’autre que des libéraux du milieu Novus Ordo. Mes trois enfants plus âgés, adultes maintenant, ont pu communiquer avec moi. Nous sommes restés aussi proches que possible. L’aîné, qui était entré au séminaire et avait terminé sa philosophie, en est ressorti, peut-être à cause du choc causé par l’éclatement de la famille. Mais lui au moins garde une foi intacte, assiste à la Messe presque tous les jours et travaille bien dans le monde. Malheureusement, le second a avalé le poison lui faisant croire que l’université est seule à pouvoir assurer les moyens de gagner sa vie. Le troisième est en train de peser le pour et le contre pour savoir s’il doit aller à l’université. Mais il n’a pas perdu de vue la volonté de Dieu.

Dans cette rupture, mes propres défauts et mes fautes ont certainement pesé de tout leur poids. Dieu a un plan, je le vois. Il y a plusieurs années de cela, un prêtre Traditionnel m’a dit que nous avions une famille tellement catholique que le diable nous détestait certainement. A l’évidence, cette attaque furieuse de Satan n’a d’autre but que de détruire la foi de mes enfants et de me conduire au désespoir. Mais ma foi est encore forte et j’espère qu’à travers cette épreuve certains, beaucoup même, voire tous, nous ferons notre salut. Néanmoins, je ressens dans mon cœur plus de douleur que de joie. Alors que nous étions un bon exemple pour d’autres familles, nous sommes maintenant un objet de pitié et de dérision . . . . On me reproche mon « fanatisme » ; je passe pour un malade mental, un psychorigide, etc. Si je n’avais pas connu beaucoup d’âmes engagées dans la vraie foi, expliquant et dénonçant les maux actuels de l’Église et du monde, j’aurais été d’accord avec ma femme et avec son entourage ; j’aurais suivi un mode de vie facile, confortable, en accord avec la société. Néanmoins, je reste bien faible, et parfois je me demande si la Tradition ne relève pas de la bêtise : Comment un si petit reste de catholiques peut-il avoir raison ? Pourtant, il n’y avait que 12 Apôtres au tout début, et encore, l’un d’eux était un traître.

Une telle réaction de la part d’une mère de dix enfants n’est pas normale. Mais qu’est-ce qui est normal aujourd’hui ? Et comment un père peut-il défendre sa famille dans une crise de ce genre ? Mieux vaut prévenir que guérir, dit le proverbe. Quelle que soit la personne que le démon cherche à circonvenir dans une famille, le chapelet quotidien constitue la première ligne de défense. Au-delà, “ ce qui ne peut être guéri, doit être enduré », comme en témoigne ce père de famille catholique. Sachons placer toute notre confiance en Dieu.

Kyrie eleison.

Féminité sans Prix – II

Féminité sans Prix – II on octobre 13, 2018

Aujourd’hui, la féminité de la femme subit une attaque furieuse. Pour quelle raison ? Pas besoin de chercher bien loin. Satan veut disposer d’un pouvoir absolu sur l’humanité pour assurer que toutes les âmes tombent en enfer les unes après les autres. Par contre, afin que les hommes puissent aller au Ciel, la Providence divine prévoit de les faire naître au sein d’une famille humaine normale, avec ce que nous appelons aujourd’hui un « père biologique » et une « mère biologique », pour veiller sur le fruit de leur amour mutuel : leurs enfants. Le Dr Henry Makow examine ci-après, du point de vue des satanistes, ce qu’on a vu la semaine dernière dans ces « Commentaires Eleison ».

“Les juifs cabalistes et les francs-maçons agissent comme des satanistes. Ils accaparent un pouvoir de contrôle en provoquant la dégradation et la corruption. Tels des termites, ils rongent les piliers de la société. La famille est comme un globule rouge dans une société saine. C’est elle qui gratifie nous autres hommes de notre rôle et de notre identité ; c’est elle qui permet le développement de nos sentiments et assure, si besoin est, un soutien matériel. Elle veille à ce que les jeunes naissent, soient aimés et élevés comme il convient, et à ce qu’on prenne soin des personnes âgées. Notre famille est un maillon dans la chaîne qui nous relie à l’éternité. C’est pourquoi les satanistes ont toujours voulu la détruire. A cette fin, ils se sont approchés des femmes qui leur semblaient inconstantes, vaniteuses et faibles d’esprit, au motif que, selon ce qu’écrit Adam Weishaupt, « on n’influence jamais les hommes aussi fortement que par le biais des femmes . . . . Ce devrait donc être là l’objet principal de notre étude ; nous devrions nous efforcer de gagner leur estime, il faudrait leur donner le conseil de s’émanciper de la tyrannie de l’opinion publique, pour qu’elles puissent prendre en main leur propre sort. Ce sera une immense délivrance pour leur esprit, jusqu’ici réduit en esclavage, quand elles pourront abolir toute contrainte. Cela leur donnera un tel enthousiasme qu’elles travailleront de tout cœur avec nous, sans même s’en apercevoir car, en se livrant à l’admiration de leur propre personne, elles ne feront que suivre ce qu’elles désirent. »

“C’est ainsi que les satanistes ont convaincu les femmes que le mariage et la famille n’étaient qu’une ‘oppression’. Les hommes ont beau avoir travaillé en usine ou être morts à la guerre pour faire vivre et protéger leurs femmes, n’empêche ce sont les femmes qui sont censées être opprimées. Les satanistes se devaient d’interférer dans cette relation d’affection naturelle et d’attraction que les sexes masculin et féminin éprouvent l’un pour l’autre et pour leur progéniture, car la raison d’être des satanistes, c’est la négation de l’amour. Or l’essence d’une femme, c’est l’amour, le pouvoir de générer l’amour, en aimant et en étant aimée en retour. Là est la source de son pouvoir. L’amour d’une femme pour son mari et ses enfants est la chose la plus précieuse au monde. Pour un homme, cet amour est son plus grand trésor. En acceptant de se fourvoyer dans la poursuite d’un pouvoir matériel plutôt que spirituel, la femme moderne a, pour l’essentiel, perdu son pouvoir d’aimer. Car elle doit choisir : ou le pouvoir ou l’amour, elle ne peut pas avoir les deux en même temps . Les femmes ont besoin de l’amour d’un homme comme une fleur a besoin de soleil et d’eau. Par leur activité, les hommes apportent aux femmes la nourriture, et les femmes donnent leur force à leurs maris en se soumettant à leurs exigences raisonnables. Telle est la dynamique hétérosexuelle [ . . . ]

“Mais voilà justement ce qui est condamné aujourd’hui comme exploitation de la femme : ‘l’érotisation de l’impuissance’, par exemple, par Sheila Jeffreys, militante politique et féministe lesbienne bien connue. Évidemment, cette personne est incapable de comprendre que le vrai pouvoir de la femme, c’est l’amour. Cette égérie rêve de transformer toutes les femmes en lesbiennes qui, à leur tour, deviendront incapables de comprendre que le style, la beauté et le charme de la femme, bref sa féminité, dépendent de ce qu’elle renonce à un pouvoir purement matériel. Une femme qui se donne à son mari est chérie et aimée de lui et de leurs enfants ; tandis qu’une femme qui poursuit le pouvoir comme le ferait un homme, est vouée à une vie d’isolement et d’amertume.

“Féministes d’Occident ! C’est en vain que vous avez renoncé à votre don le plus précieux ! Vous êtes devenues vulgaires, véritablement aveulies. Vous manquez de personnalité, de charme, de style, de substance. Vous êtes incapables d’aimer. Vous n’êtes pas même attirantes. Et bientôt, vous perdrez votre jeunesse. Vous n’aurez rien d’autre que votre travail, votre chien et vos amies, désespérées comme vous. Féministes d’Occident ! Vous avez été spoliées, trahies par la société à laquelle vous appartenez ; vous avez été abusées par vos enseignants, par vos dirigeants politiques et culturels et maintenant, vous voilà dans les rangs de ces traîtres. Vous avez trahi vos enfants à naître, votre culture, votre famille et toutes les promesses d’avenir. Mais, pire que tout, vous vous êtes vous-mêmes trahies.”

Kyrie eleison.

Féminité sans Prix – I

Féminité sans Prix – I on octobre 6, 2018

Les défenseurs d’une cité doivent combattre en se ruant là où les soldats d’une armée ennemie franchissent les remparts. Les serviteurs de Dieu doivent combattre là avant tout où le salut des âmes est le plus compromis. C’est pourquoi nos Commentaires et les Lettres du Directeur qui les ont précédés, reviennent si souvent sur la déféminisation de la femme comme sur la dévirilisation des hommes. En créant la complémentarité d’Adam et d’ Eve, Dieu a donné à la nature et à la vie humaines leur fondement. Mais lorsque l’homme brise ce dessein, lorsque les infectes manipulations du « genre » avec tout ce qui les accompagne – prétendent mettre au rebut le plan divin, on peut se demander comment la grâce surnaturelle de Dieu pourra encore descendre dans ces natures humaines si radicalement détraquées. Et, sans la grâce, où finit l’homme ?

Théoriquement, les femmes catholiques ne devraient pas avoir trop de difficulté pour comprendre et accepter la vocation que Dieu leur assigne. Mais dans la pratique, une propagande pro-féministe implacable se diffuse par l’enseignement et par une abjecte activité médiatique. Si bien que, l’orgueil aidant, le mirage d’un pouvoir chimérique arrive à supplanter, même chez les femmes catholiques, les instincts les plus naturels et le sens donné par Dieu de leur véritable rôle dans la vie. Voici quelques propos rudes mais sages d’ Irène Claremont de Castillejo, tirés de Knowing Woman : Feminine Psychology (Connaissance de la femme : Psychologie féminine) :—

“Toute fille dont la féminité se développe sans qu’elle sache que l’amour en est la valeur suprême, se trouve déjà spirituellement violée. Car la spiritualité féminine s’exprime dans une attitude d’attente, d’inclination et de disponibilité spirituelle pour rencontrer son contraire, condition préalable au plein épanouissement intérieur de la femme. Sans cela, elle devient la proie d’un esprit masculin se développant en elle, l’esclave d’un esprit qui la pousse à une hyperactivité intellectuelle ou physique, en dehors de toute relation avec un homme, et dans laquelle elle-même ne se reconnaît pas. Cette femme est possédée.”

Reproduisons ici encore un texte de Henry Makow, Ph.D. : Les femmes occidentales ont perdu leur pouvoir d’aimer :

“Les femmes occidentales se sont fait berner en poursuivant le pouvoir au lieu de l’amour. Paradoxalement, elles n’ont jamais eu aussi peu de pouvoir. Elles veulent qu’on les aime mais n’ont plus d’amour à offrir en retour. Dans le film War Games paru en 1983, le héros, Matthew Broderick, est un génie de l’informatique qui déclenche accidentellement un compte à rebours nucléaire et doit lutter de vitesse pour éviter une catastrophe. Son amie, interprétée par Ally Sheedy, joue le second rôle, l’aidant, l’encourageant et l’admirant. Il est le chef, mais la présence de son amie informe, valide et accentue tout ce qu’il fait. Tout se passe comme si ce qu’il faisait, il le faisait pour elle. En fait, c’est ainsi que fonctionne l’hétérosexualité. La femme mandate l’homme en confiant son propre pouvoir à son mari. C’est ainsi que la femme aime : en « faisant confiance », en s’enrôlant en tant que Second auprès de son Capitaine. Si ce film se refaisait aujourd’hui, c’est elle qui serait la Capitaine, lui serait émasculé, et ils finiraient par se séparer.

“Depuis Chaucer jusqu’à Freud, les hommes se sont demandé : ‘Que veulent les femmes ?’ La réponse est très simple : elles veulent qu’on les aime. Plus précisément, elles demandent que leur mari les aime d’un amour passionné tout le long de leur vie. Mais qu’est-ce qui pousse un homme à aimer une femme de cette manière ? Le sacrifice qu’elle consent. En liant son sort à celui de son mari, en acceptant qu’il soit son chef et en le servant lui et leurs enfants. En d’autres termes, l’amour durable se mérite par des actes. Il ne se fonde ni sur le sex-appeal (qui disparaît) ni sur de bons mots spirituels. Il est construit sur des liens de RECONNAISSANCE.

“En apprenant aux femmes à être égoïstes au lieu de se sacrifier, le féminisme les a dépossédées du bien qu’elles avaient en réserve : l’amour. Tout ce qu’il leur reste à donner c’est l’acte du mariage en dehors du mariage. Dans la mesure où elles refusent de se rendre à un mari aimant, elles seront réduites à se donner à des étrangers” (Fin de citation de Makow).

« Mais, Excellence, où sont-ils, ces capitaines ? Où sont ces maris amoureux potentiels qui pourraient assurer leur rôle de chef ? Les hommes d’aujourd’hui sont des lavettes, y compris les catholiques traditionnels ! » Femmes ! De même que, sans vous en rendre compte, vous avez perdu votre féminité, de même les hommes ont perdu leur virilité, à cause de cette vile culture qui sévit aujourd’hui. Vous devez prier : Dieu peut facilement vous trouver un jeune homme. Priez Sainte-Anne, comme ci-dessus, mais d’abord, promettez-lui que si elle vous trouve un homme, vous êtes prête et toute disposée à vous soumettre à lui. De cette façon, elle sera plus encline à vous en chercher un. Dès lors, ne vous privez pas de l’importuner jusqu’à vous rendre insupportable ! Le ciel n’en prendra pas ombrage. —Lc. XVIII, 2–8.

Kyrie eleison.

Tuteurs de Tomates – II.

Tuteurs de Tomates – II. on novembre 12, 2011

Quand le « Commentaire Eleison » a cité (10 Sept. 217) le proverbe Russe qui compare la femme et l’homme à un plant de tomates et au tuteur autour duquel ce plant s’appuie pour grimper et porter ses fruits, il a profité de la comparaison pour exposer la nature et le rôle de la femme. Une lectrice a demandé alors comment cela s’applique aux hommes. Hélas ! – notre époque folle s’acharne a effacer tous ces traits fondamentaux de la nature humaine.

Au sujet du dessein de Dieu sur l’homme et la femme, profondément différents mais merveilleusement complémentaires, il y a bien sûr beaucoup plus à dire que ce que peut exprimer une simple comparaison tirée du potager. Dans toute Messe catholique de mariage, l’Epître compare les relations entre époux et épouse à celles du Christ et de l’Eglise. Remarquons dans ce passage (Ephésiens V, 22–23) la façon dont Saint Paul expose longuement les devoirs qui s’ensuivent pour l’époux, et brièvement ceux de l’épouse. On peut d’ores et déjà se douter que les hommes d’aujourd’hui sont en grande partie responsables des relations faussées entre l’homme et la femme contemporains. Mais laissons le mystère surnaturel pour une autre occasion, et revenons au potager, car ce sont avant tout ces fondements naturels qui sont attaqués aujourd’hui par les ennemis de Dieu et de l’homme.

Pour qu’un tuteur serve au plant de tomates deux choses sont nécessaires : il doit se maintenir droit et il doit se maintenir ferme. S’il ne se maintient droit le plant ne peut grimper, et s’il ne se maintient ferme, le plant ne peut tourner autour du tuteur pour grimper. La fermeté, peut-on dire, dépend de ce que l’homme tourne autour de son travail, tandis que sa droiture dépend de ce qu’il s’élève vers Dieu, rien de moins.

Quant à la fermeté, tant que la nature humaine n’a pas été tordue au point de n’être plus reconnaissable, partout et toujours la vie de l’homme tourne autour de son travail tandis que la vie de la femme tourne autour de sa famille, en commençant par son mari. Si l’homme fait de la femme le centre de sa vie, c’est comme si deux plants de tomates s’appuieraient l’un sur l’autre – les deux finiraient dans la boue, à moins que la femme ne prenne sur elle le rôle de l’homme, chose pour laquelle elle ne fut point faite et qu’elle doit s’évertuer à ne pas avoir à faire. Une femme sage choisit précisément un homme qui a déjà trouvé son travail et l’aime, de sorte qu’elle puisse se centrer sur lui comme lui s’est centré sur son travail.

Quant à la droiture, de même que le tuteur doit monter droit, de même un homme doit être dirigé vers le Ciel. Les chefs doivent avoir une vision qui leur permette d’inspirer et de diriger. Mgr. Lefebvre avait une vision de la restauration de la véritable Eglise. De même lorsque le Cardinal Pie (1815–1880) observa tout autour de lui un manque d’hommes au XIX ème siècle, sa foi l’attribua au manque de foi. Où il n’y a pas de foi, dit-il, il n’y a pas de convictions. Sans convictions il n’y a pas de fermeté de caractère. Sans fermeté de caractère il n’y a pas d’hommes. La pensée de Saint Paul est semblable lorsqu’il dit : “La tête de tout homme est le Christ, et la tête de la femme est l’homme, et la tête du Christ est Dieu” (I Cor. XI,3). Par conséquent pour retrouver son caractère de chef, que l’homme se tourne vers Dieu et se subordonne à lui, et il sera d’autant plus facile pour une épouse de se subordonner à son mari, et pour les enfants de se subordonner aux deux.

Mais cette subordination ne doit pas s’entendre comme permettant une sorte de tyrannie, soit de l’époux sur l’épouse, soit des parents sur les enfants. Le tuteur est là pour le plant de tomates. Ce fut un sage Jésuite qui dit que le mieux qu’un homme puisse faire pour ses enfants c’est d’aimer leur mère. Ne dépendant pas de l’amour pour fonctionner comme en dépendent les femmes, les hommes peuvent facilement ne pas comprendre le besoin qu’elles ont d’aimer et d’être aimées. De fait, une petite cuillerée d’affection, et elle est bonne pour cent kilomètres encore ! Le Saint Esprit le dit d’une façon plus élégante : “Maris, aimez vos épouses, et ne soyez pas amers envers elles” (Col.III,19).

Kyrie eleison.

Tuteurs de Tomates – I

Tuteurs de Tomates – I on septembre 10, 2011

Il y a quelques mois une épouse et mère de famille m’a dit qu’elle avait des difficultés à communiquer avec son mari. Ils ne pouvaient guère parler entre eux du problème sans se fâcher. A tort ou à raison j’ai deviné que son problème était ce refus universel, délibéré et diabolique de la merveilleuse complémentarité, pensée par Dieu, pour les rôles respectifs de l’homme et de la femme dans le mariage. Voici ce que je lui ai écrit. Elle dit en avoir été aidée. Espérons que cela aidera d’autres aussi. (Attention, mesdames, je ne pense PAS que tout le problème soit de votre côté !)

Je regrette d’apprendre que vous passez par un moment difficile dans votre mariage. Première Règle : ne vous disputez jamais avec votre mari devant les enfants, ni là où ils peuvent entendre. Les enfants d’abord. Vous ne pouvez pas servir la famille en rapetissant votre mari ou en vous disputant avec lui devant les enfants. Au contraire.

Deuxième Règle : RESPECTEZ votre mari, même s’il ne le mérite pas toujours. C’est l’amour qui fait marcher les femmes, le grand moi qui fait marcher les hommes. Différence énorme. Voilà pourquoi St Paul – PAROLE DE DIEU – dit :—« Femmes, obéissez à vos maris ; maris, chérissez vos femmes. » Enorme différence. Dans tout mariage où le mari montre qu’il aime sa femme et où la femme respecte son mari, on trouve normalement l’essence de ce qu’il faut pour faire un mariage heureux. Et s’il ne montre pas qu’il vous aime, rendez-vous au moins aimable, ce que vous ne ferez jamais en vous battant avec lui.

Coûte que coûte, respectez votre mari. Il a besoin plus de votre respect que de votre amour. Vous, c’est l’inverse. Vous avez plus besoin de son amour que de son respect. Obéissez-lui. Ne montrez jamais que vous lui dites ce qu’il doit faire. Faites en sorte que c’est lui qui décide de faire ce que vous voulez qu’il fasse. Que la femme travaille en-dehors de la maison, ce n’est pas une bonne chose, surtout si elle gagne plus que son mari. Si en effet c’est votre cas, ne le montrez JAMAIS. Déguisez-le. Un homme a besoin de se voir lui-même comme le gagne-pain, en tant que chef de la maison. C’est vous qui êtes le cœur de la famille, tout aussi nécessaire que son chef, peut-être même plus, mais ce n’est pas vous le chef. Et si parfois les circonstances vous obligent à agir en chef, n’en faites pas état, mais DEGUISEZ-LE.

Cela me surprendrait si vous n’arriviez pas à faire marcher votre mariage. Normalement il dépend de la femme de s’adapter à l’homme et pas l’inverse. Proverbe russe – « Tel le tuteur pour la tomate, tel l’homme pour la femme ».Et si votre homme n’est pas un tuteur, faites tout ce qui est dans votre pouvoir pour en faire un. Et si vous n’y arrivez pas, déguisez-le encore une fois. Dieu a fait la femme plus adaptable que l’homme pour que les femmes s’adaptent à leurs hommes.

Vous avez dit une fois que la famille avait besoin d’argent pour l’éducation des enfants. Vous est-il venu à l’esprit que l’éducation la meilleure et la plus importante, des filles au moins, est dans la cuisine de leur mère ? A condition qu’elle reste à la maison. Par votre exemple vous avez beaucoup plus à donner à vos filles que ne pourrait donner aucune école dehors. Et donnez-leur l’exemple précieux d’une épouse et mère qui respecte son mari et lui obéit malgré tous les problèmes. Les enfants sont très observateurs. Votre exemple envers votre mari est d’une importance capitale pour le bonheur de ce que seront à l’avenir leurs mariages et foyers.

Discutez avec votre mari, si vous voulez, mais tranquillement, avec respect, et loin des enfants. Et ne dites pas, « Moi aussi, j’ai peiné toute la journée et j’ai besoin de compréhension le soir à la maison . » Il n’est pas normal que les mères de famille travaillent en-dehors de la maison, et les maris le sentent, même si c’est leur propre faute. Les hommes sont ce qu’ils sont. Celui-ci est l’homme destiné par Dieu pour être votre époux. Donnez à vos enfants l’exemple de le respecter. Voilà pour eux un don précieux, surtout pour les filles.

Toutes les familles ont besoin aujourd’hui de prières puissantes. Mère de Dieu, aidez-les !

Kyrie Eleison.

Autorité Virile

Autorité Virile on mai 28, 2011

Deux jeunes hommes qui hésitent à se marier m’ont prié l’autre jour de leur rédiger un manuel qui explique comment les hommes doivent se comporter en hommes. Ils étaient vraiment en peine : « Quand devons-nous être gentils envers les femmes, quand devons-nous être fermes ? Nous ne le savons vraiment plus ! » Il y a quelques années le bon sens de beaucoup d’hommes aurait suffi pour répondre à leur question, mais l’autorité en général a été à tel point minée par la propagande libérale que le problème de son exercice dans le mariage peut en partie expliquer pourquoi tant de jeunes gens de nos jours préfèrent vivre ensemble plutôt que de se marier. Ce qui suit n’est pas un manuel, mais peut indiquer à nos deux mousquetaires le chemin à suivre.

St Paul dit, « Je fléchis les genoux devant le Père de Notre Seigneur Jésus Christ de qui toute paternité au ciel et sur la terre tire son nom. » Autrement dit, toute paternité ou autorité parmi les créatures de Dieu est calquée sur la paternité et l’autorité de Dieu lui-même dont elle dérive. Comme Dostoïevski le fait dire à un personnage dans son roman Les Possédés, « Si Dieu n’existe pas, comment puis-je moi-même être un officier d’armée ? » Dès lors si les hommes chassent Dieu de leurs sociétés, comme ils le font aujourd’hui dans le monde entier, l’autorité s’en trouvera minée à la racine. Chez l’individu sa raison ne dominera plus ses passions, dans la famille le père ne pourra plus diriger sa maison, et dans l’Etat la démocratie se présentera comme l’unique forme légitime de gouvernement, ce qu’elle est bien loin d’être en réalité.

Or quel observateur de la vie de famille de tous les jours peut nier que les hommes sont plus forts que les femmes dans l’usage de la raison tandis que les femmes sont les plus fortes dès qu’il s’agit de l’émotion ou de l’intuition ? Toute comédie au théâtre ou à la télévision est là pour le montrer. Or les émotions ont leur juste place dans la vie, et les mépriser, c’est aussi périlleux que de mépriser sa femme. Mais les émotions vont et viennent, elles ne sont pas stables, et en tant que telles elles ne sont guère un guide fiable pour l’action. Par contre la raison en discernant ce qui est objectivement vrai et juste en est stabilisée parce que la vérité et la justice objectives dépassent tout individu et surmontent ses émotions. C’est pour cela que la raison tout en prenant en considération les émotions doit aussi les gouverner. Voilà pourquoi les hommes en tant qu’hommes ont une autorité naturelle dont les femmes ne sont que rarement dotées. Elles ont d’autres qualités. Voilà pourquoi l’homme est naturellement la tête de la famille, tandis que la femme en est naturellement le cœur.

Mais le libéralisme qui règne actuellement dans le monde dissout tout sens d’une vérité ou justice objectives. Ce faisant, il coupe la raison de son objet, comme de son ancre objective dans cette réalité qui la dépasse et en est indépendante. Si donc la raison est le privilège plutôt des hommes, le libéralisme frappe d’abord les hommes avant de frapper les femmes, dont les instincts féminins dépendent peu de la raison. Du coup le libéralisme subvertit cette autorité des hommes qui descend d’en haut lorsqu’ils se conforment à ce qui est au-dessus d’eux, et finalement à la Vérité et à la Justice divines. Par là le libéralisme rend facilement arbitraire l’usage de l’autorité.

Donc, mes jeunes, cherchez à être vrais et justes en tous vos contacts avec vos semblables, hommes ou femmes, et recourez à Dieu pour qu’il vous aide à discerner où se trouvent la vérité et la justice parmi tant de mensonges, tant d’injustice et d’usage arbitraire de l’autorité dans le monde qui nous entoure aujourd’hui. Agissez ensuite en fonction de ce que vous aurez discerné , et vous reconstruirez d’en haut votre autorité d’hommes dans un monde qui la subvertit d’en bas. Bref, « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît » (Mt. VI, 33).

Kyrie Eleison.