Divine Providence

Le Monde Transformé

Le Monde Transformé posted in Les Commentaires Eleison on mars 28, 2020

Deux événements secouent le monde, le corona-virus et l’effondrement de ce qui a servi depuis, disons, deux siècles, comme système financier du monde. Les deux événements peuvent bien être liés entre eux. Plusieurs commentateurs font même mention du Bon Dieu, au moins à propos de l’extension mondiale du virus, parce qu’il s’est étendu à la manière d’une peste, et aux temps passés où il n’y avait pas d’autre remède pour la peste, les hommes recouraient souvent à Dieu. N’empêche, à coup sûr ce Dieu qui n’a point changé depuis lors joue dans les deux événements d’aujourd’hui un rôle bien plus important que la majorité des gens ne pensent.

Est-ce à dire qu’Il est la cause directe de l’extension mondiale du virus ? Directe non, mais indirecte oui, parce qu’Il a prévu depuis l’éternité que cela arriverait, et Il a décidé de le permettre. Et quel bien plus grand aura-t-Il voulu permettre pour qu’il suive le mal de l’infection ? On a vu les gouvernements de beaucoup de pays imposer aux mouvements de leurs citoyens des restrictions tellement draconiennes que ces pays sont virtuellement paralysés. Cela a l’effet d’offrir à ces citoyens une possibilité sérieuse d’abord de se rendre compte à quel point le fonctionnement tant vanté de leurs pays modernes est de fait plus que fragile, tandis qu’eux-mêmes ils ne sont pas tellement maîtres de la réalité comme ils ont pu le penser ; et ensuite l’interruption grave de leur train-train quotidien leur fournit le temps nécessaire et une occasion sans pareil de réfléchir sur le matérialisme de ce train-train : Qui suis-je ? Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que j’en fais ? Où vais-je ? Hélas, tant de citoyens modernes aussi providentiellement ralentis ne chercheront qu’à remettre le pied sur l’accélérateur pour se distraire de ces pensées capables de suggérer qu’il y ait quoi que ce soit de plus important que leur train-train si captivant . . .

Autre raison pour laquelle ce n’est pas nécessairement le Bon Dieu qui ait causé directement le virus, c’est le grand nombre de gens sérieuses qui se demandent si le virus vient non pas de la Nature venant de Dieu mais plutôt de laboratoires fabriqués par les hommes, où les virus de la Nature sont artificiellement rendus beaucoup plus puissants et contagieux pour qu’ils servent d’armes de guerre. Et si c’est bien de là que vient le corona-virus, à qui les hommes peuvent-ils s’en prendre si ce n’est à d’autres hommes ?

Et puis outre l’origine du virus, il y a sa fuite qui fait problème : comment a-t-il pu s’échapper des laboratoires de manière à empester le monde entier ? Fut-ce un accident, ou bien l’a-t-on lâché délibérément ? Là encore beaucoup de braves gens estiment qu’il ne s’agit d’aucun accident, mais plutôt d’un crime organisé pour coïncider avec l’effondrement du système financier du monde, lui aussi organisé. De deux façons le virus devait aider cet effondrement : d’abord il paralyserait ne fût-ce que brièvement le fonctionnement normal des économies du monde, en entraînant des banqueroutes sans nombre et une aggravation partout de l’endettement et de la réduction en esclavage à la Puissance de l’Argent ; et ensuite le virus pourrait servir pour exciter une panique que les médias de ces mêmes Mondialistes exagéreraient à leur gré pour distraire l’humanité de l’avance importante de son esclavage. En tout cas, si le krach financier était délibéré, l’arrivée du virus en même temps était pour tout le moins une aubaine pour ceux qui étaient derrière le krach.

Et alors y a-t-il, ya-t-il eu, quelqu’un derrière le krach du mois de mars qui n’est point encore fini ? Mais bien sûr ! La Puissance de l’Argent, ayant les gouvernements à sa botte, dispose de sommes d’argent si importantes qu’elle peut faire monter ou baisser les bourses du monde, supposément libres, comme elle veut, et des krachs comme celui du mois de mars sont faits pour transférer des petits investisseurs leurs richesses aux Puissants de l’Argent. Dans ce cas-ci, ceux-ci ont créé à partir de 1987 des bourses qui pendant 33 ans n’ont fait essentiellement que monter pour attirer les petits investisseurs, et une fois que ceux-ci avaient bien avalé le hameçon, ces Puissants ont fait faire krach aux bourses, en sorte que les petits perdent tout leur avoir tandis qu’eux-mêmes font fortune, en ayant parié sur le krach qu’ils ont manigancé. Et les gouvernements protègent cette Puissance de l’Argent qui les a achetés depuis belle lurette.

Et le Bon Dieu où est-Il en tout cela ? – « Mes enfants, si vous insistez à adorer Mamon et le matéialisme à ma place, voilà ce qui va vous arriver. Vous avez méprisé Ma religion pour la remplacer par la politique. Vous avez adoré vos gouvernements au lieu d’adorer Moi-même. Vous avez préféré croire en l’argent qu’en la pratique de la charité envers vos semblables. Et vous vous surprenez maintenant que la politique, les gouvernements et l’argent vous trahissent ? Ou bien vous vous vexez que Moi je leur aie permis de vous trahir ? Mes enfants, ce que Moi Je vous offre, c’est le Paradis, et pour toute l’éternité ! »

Kyrie eleison.

Le Mal Perdure – II

Le Mal Perdure – II posted in Les Commentaires Eleison on août 3, 2013

Pour affirmer qu’il n’y a pas eu de changement significatif dans la politique de la Fraternité St Pie X, on dit d’une part que la Déclaration Doctrinale de la mi-avril, 2012, ayant été refusée par Rome, n’est plus d’aucun intérêt et peut être oubliée, et d’autre part on recourt maintenant à la récente Déclaration des trois évêques du 27 juin, faite de toute évidence pour rassurer les fidèles que le canot de sauvetage qu’est la Fraternité St Pie X n’a souffert aucun dommage et reste parfaitement en état de naviguer. Mais ceux qui ne veulent pas s’y noyer doivent regarder de plus près.

C’est bien le onzième paragraphe de cette Déclaration qui est devenu notoire. Bref, les trois évêques y affirment qu’ils entendent à l’avenir suivre la Providence, soit que Rome revienne bientôt à la Tradition, soit qu’elle reconnaisse explicitement le droit et devoir de la Fraternité de s’opposer en public aux erreurs du Concile. Or, le retour de Rome à la Tradition est exclu parce que rien de moins qu’une intervention de Dieu ne fera que les ennemis de Dieu, maîtres incontestés du pouvoir au Vatican, lâcheront leur Concile. Donc les trois évêques que peuvent-ils avoir voulu dire par la « reconnaissance explicite » du « droit et devoir » de la Fraternité de s’opposer au Concile ?

Le sens naturel de ces mots c’est que Rome accorderait à la Fraternité un statut officiel dans l’Église officielle, une forme de régularisation canonique. De toute évidence une reconnaissance de ce genre est ce que poursuivent les chefs de la Fraternité depuis qu’ils ont adopté les idées de la boîte à penser parisienne, GREC, il y a bien plus de dix ans. Mais lorsque ces mêmes chefs au mois d’avril, 2012, ont accepté en grande partie les termes exigés par Rome pour une telle reconnaissance, une protestation si forte s’est élevée dans la Fraternité qu’ils ont été obligés de faire semblant qu’ils ne voulaient plus d’une reconnaissance selon les termes de la mi-avril. Alors qu’est-ce que peut bien signifier une « reconnaissance explicite »du « droit et devoir » de la Fraternité de s’opposer, etc. ?

Peu après le 27 juin, le Supérieur du District français leur a posé précisément cette question. On lui a répondu qu’il ne s’agissait pas nécessairement d’une reconnaissance officielle, mais tout simplement de l’éventualité d’un Pape assez catholique d’une part pour reconnaître en privé ce « droit et devoir », mais trop isolé et faible dans la Curie romaine d’autre part pour pouvoir rendre publique et officielle cette reconnaissance. Et le Supérieur de District semble s’être contenté de cette réponse, en la transmettant tout de suite aux prêtres de son District.

Eh bien, je tombe à la renverse ! D’abord, qui aurait jamais deviné que c’était à cela que pensaient les évêques lorsqu’on lit ce texte du 27 juin, 2013 ? Et ensuite, qu’y a-t-il dans ce texte qui exclue toute une gamme d’autres possibilités que les évêques accepteraient sous prétexte de « suivre la Providence » ? Étant donné que le 17 juin, 2012, Mgr Fellay a écrit à Benoît XVI qu’il ferait tout dans son pouvoir pour poursuivre encore une réconciliation entre Rome et la Fraternité, qu’y a-t-il dans le texte qui empêcherait les roublards romains de faire éventuellement aux évêques une offre qu’au nom de la « Providence » – bien sûr – ils ne pourraient refuser ?

S’il y en a qui prennent au sérieux cette explication donnée au Supérieur de District français, je leur souhaite bonne chance. N’empêche, il y a beaucoup d’entre nous qu’il faudra encore persuader que les chefs de la Fraternité ont renoncé à leur rêve délirant de concilier les inconciliables. Jusqu’à preuve claire du contraire nous resterons persuadés que ces chefs, pour inconscients qu’ils y soient, entendent toujours faire de ce canot de sauvetage que devrait être la Fraternité un canot de noyade. Et quand tout le monde se noiera, voyez si ce ne sera pas à l’océan qu’ils feront porter toute la responsabilité !

Kyrie eleison.

Et Maintenant ?

Et Maintenant ? posted in Les Commentaires Eleison on novembre 3, 2012

Les nouvelles de la semaine dernière concernant l’expulsion de l’un des quatre évêques de la Fraternité Saint Pie X ont apporté un grand nombre de courriers électroniques de soutien et d’encouragement. A chacun d’entre vous un grand merci. Une division d’une telle ampleur parmi les évêques de la Fraternité est une grande peine, mais Dieu a ses raisons pour l’avoir permise, et il est clair que vous êtes nombreux à comprendre que la Foi prime sur l’unité. Ce n’est pas la division mais la perte de la Foi qui constitue le mal ultime : «  Car aussi bien faut-il qu’il y ait entre vous des factions, afin que soit manifesté parmi vous qui sont les bons »(I Cor.XI,19 ; cf. I Jn.II,19). Quant à la tournure que prendra la guerre titanique entre les amis et les ennemis de cette Foi, je n’en vois moi-même pour l’instant que les grandes lignes. Permettez-moi de m’en référer à trois citations fréquentes de Monseigneur Lefebvre, dont je pense qu’elles peuvent servir encore aujourd’hui.

En premier lieu, « Nous devons suivre la Providence et ne pas essayer de la mener ». S’il est vrai que « la Charité espère tout » (I Cor.XIII,7), alors nous pouvons laisser à la Fraternité encore un peu de temps pour qu’elle se redresse, avant de l’inscrire sur la liste des groupes Traditionnels passés à l’ennemi. C’est pourquoi je disais la semaine dernière que les prêtres de la FSPX peuvent rester discrètement sur leur garde pour l’instant, en observant quelle tournure vont prendre les événements, tandis que les fidèles peuvent continuer à assister aux Messes de la Fraternité, mais les uns et les autres doivent rester vigilants (Mt. XXVI,41) pour discerner d’éventuelles contradictions dans la doctrine et tout fléchissement dans la morale. La tentation sera de préférer le confort à la rigueur et la routine aux bouleversements, comme l’ont fait des milliers de prêtres et des millions de fidèles suite à Vatican II, de telle sorte qu’ils finirent par perdre la Foi. Nous avons le droit d’attendre que la Providence nous montre le chemin à suivre. Nous n’avons pas le droit de perdre la Foi.

En deuxième lieu, « Le temps ne respecte rien qui se fait sans lui ». En d’autres mots, il faut du temps pour construire quelque chose de solide. Il se peut que nous soyons pressés. Dieu ne l’est pas. Mgr Lefebvre a pris son temps pour construire la Fraternité. Vatican II a conclu son œuvre diabolique en 1965. Il a fallu 11 ans pour que le premier contingent important de prêtres sorte du premier séminaire de l’Archevêque. Patience. Il ne s’est pas pressé.

En troisième lieu, « Le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien ». Le domaine public aujourd’hui est complètement empoisonné. Chercher à atteindre une large audience parmi les hommes modernes, c’est s’exposer au grand risque d’imiter le cavalier mené par sa monture, car toute audience contemporaine est apte à faire plier le message, et le messager, à sa propre corruption. Rarement Mgr Lefebvre alertait les medias, ce sont eux qui le poursuivaient, parce que son message était inflexible. Voilà encore une preuve que ce n’est pas le bruit que nous pouvons faire sur la scène publique mais notre Foi qui est « notre victoire sur le monde » (I Jn.V, 4).

Bref, je pense que la situation de la Résistance Catholique aujourd’hui requiert non pas une action précipitée, mais un jugement pondéré à porter sur les hommes et les événements, jusqu’à ce que la volonté de Dieu apparaisse plus clairement. Je pense – je peux me tromper – qu’Il veut un réseau souple, un maquis, de poches de résistance indépendantes, réunies autour de la Messe, en contact facile les unes avec les autres, mais sans la structure d’une fausse obéissance comme celle qui a contribué largement au naufrage et de la plus grand partie de l’Eglise dans les années 60, et à celui de la Fraternité Saint Pie X actuellement. Si vous êtes d’accord, n’hésitez pas à apporter vos dons à l’Initiative St Marcel car ils seront certainement utiles, peut- être plus tôt que je ne le pense. En ce qui me concerne, dès que ma situation se stabilise en Angleterre, je suis prêt à mettre mes pouvoirs d’évêque à la disposition de tous ceux qui sauront en profiter avec sagesse.

Aux États-Unis, les chèques peuvent être faits à l’ordre de St Marcel Initiative et postés à l’adresse suivante : St Marcel Initiative, P.O.Box 764, Carrollton, VA 23314, USA. Les dons par cartes de crédit ou de débit, ou par débit direct / transfert bancaire, peuvent se faire chez www.stmarcelinitiative.com. Pour les dons par chèques depuis le Royaume Uni et la zone Euro, les détails indiquant où ils peuvent être envoyés seront signalés le plus tôt possible.

Kyrie eleison.

Les Fleurs Enseignent

Les Fleurs Enseignent posted in Les Commentaires Eleison on juin 23, 2012

Si les fleurs parlent (cf. C.E. 255), alors elles sont bien capables d’enseigner : la valeur du temps, la justice de Dieu, l’harmonie entre la grâce et la nature.

Par exemple, si Dieu existe et qu’il n’est injuste envers aucune âme en faisant dépendre toute son éternité des choix qu’elle a faits durant cette vie si brève, même d’une durée de 90 ans, alors deux conclusions se tirent naturellement. D’abord chaque moment de notre vie est précieux, et ensuite à chacun de ces moments Dieu nous fait appel, même si ce n’est pas toujours avec la même intensité, pour que nous le rejoignions pour l’éternité. Voilà pourquoi il n’est pas déraisonnable que Dieu nous parle à travers les fleurs, comme à travers tout autre don de sa création. En effet, quelle âme qui ait vécu peut dire en toute vérité qu’elle n’a jamais eu rien ni personne à aimer ? Même l’« athée » le plus acharné a eu par exemple son chien ou ses cigarettes. Et Qui est-ce qui a conçu les chiens et les plantes de tabac et les a conservés en existence, leur permettant de se reproduire jusqu’aujourd’hui ?

C’est ainsi que juste avant de mourir l’« athée » pourra prétendre encore qu’à lui au moins Dieu n’a jamais parlé, mais dans l’instant qui suit sa mort il verra dans un éclair qu’à tout moment de sa vie c’est Dieu qui lui faisait appel à travers l’une ou l’autre des créatures qui l’entouraient. « Suis-je maintenant injuste, » pourrait lui demander Dieu, « si je vous condamne pour la durée de ma vie, puisque vous m’avez rejeté pour la durée de votre vie ? Ayez ce que vous avez choisi. Éloignez-vous de moi dans . . . » (Mt. XXV, 41).

Inversement, prenez une âme qui a profité de chaque moment de sa vie pour aimer le Bon Dieu à travers toutes les bonnes choses qu’il a appréciées, et qui a su reconnaître la bonté même de sa Providence permettant les choses qu’il n’a pas appréciées. Pour donner un sens à sa vie, quel besoin aura une telle âme d’être reconnue ou célèbre, d’apparaître dans les médias ou de remplir les albums de photos de vacances ? N’est-ce pas normal, dans un passé où beaucoup de gens visaient l’éternité, que des âmes pleines de talents pouvaient les enfouir dans un cloître ou un monastère dans le but de les dévouer complètement à l’amour de Dieu ? En effet, chaque moment de notre existence est d’une valeur sans mesure parce que de chacun de ses moments dépend pour le bien ou pour le mal une éternité sans mesure.

De plus, que les fleurs parlent peut nous aider à résoudre un autre problème apte à nous inquiéter : comment des âmes qui ne sont pas catholiques peuvent-elles être condamnées pour ne pas avoir eu la foi catholique, alors que des missionnaires ne sont jamais arrivés jusqu’à elles ? Nous ne pouvons sonder tout ce mystère mais il devient un peu moins difficile à comprendre, humainement parlant, si nous nous rappelons que c’est le même Dieu qui crée les fleurs et qui a institué l’Église catholique. Ainsi si la Providence de Dieu n’a jamais permis que la vérité catholique arrive jusqu’aux oreilles de telle âme, celle-ci ne pourra quand même pas prétendre qu’elle n’a jamais rien su du vrai Dieu, et il pourra la juger en fonction de ce qu’elle en a vraiment connu, par la beauté du firmament par exemple, des aurores, des couchers du soleil. En les contemplant, aura-t-elle réagi comme le païen Job, « Je sais que mon Rédempteur vit » (Job XIX, 25) ? Ou bien aura-t-elle dit, « Oui, c’est chouette, mais laisse-moi maintenant visiter la femme de mon voisin » ?

De fait, bon nombre des reproches faits à leur Créateur par nos contemporains se trouvent aussi dans la bouche des catholiques. Comme tout le monde aujourd’hui, beaucoup de catholiques sont plus ou moins coupés de la Nature par leur environnement de grande ville ou de faubourg, et leur « spiritualité » en devient aussi artificielle. On a dit, « Malheur à celui qui n’a jamais aimé un animal. » Les enfants sont proches de Dieu. Voyez comment ils aiment tout naturellement les animaux.

Seigneur, faites-nous la grâce de discerner votre présence au fond de toute chose et de toute personne, à chaque moment.

Kyrie eleison.

Plus Joyeux

Plus Joyeux posted in Les Commentaires Eleison on janvier 28, 2012

Excellence, s’il vous plaît dites-nous quelque chose de plus joyeux !

Dieu existe, Il est tout-puissant, omniscient, parfaitement juste, mais sa miséricorde est aussi sans limite. Il maîtrise parfaitement tout ce qui arrive dans le monde. Ni le Diable ni ses serviteurs humains, y compris les criminels qui mènent aujourd’hui le monde, ne peuvent lever le petit doigt sans sa permission. Il connaît chaque détail de leurs plans diaboliques et Il les utilise tous pour accomplir son propre dessein Providentiel.

Mais comment peut-Il permettre tant de mal dans notre monde ?

Parce que tandis qu’Il ne veut jamais le mal, Il veut le permettre, pour qu’Il en résulte un plus grand bien. De nombreuses prophéties indiquent que c’est de la corruption globale d’aujourd’hui que sortira demain le plus grand triomphe jamais obtenu de l’Eglise Catholique, comme l’a dit Notre Dame de Fatima : « A la fin mon Coeur Immaculé triomphera ». Ce qui se passe en ce moment précis est que Notre Seigneur profite de ses ennemis pour purifier son Eglise.

Mais n’aurait-Il pu trouver une façon moins désagréable de purifier son Eglise que de nous faire passer par l’incroyable corruption d’aujourd’hui ?

Si cela dépendait uniquement de Lui, sans aucun doute Il aurait pu trouver d’autres façons de purifier son Eglise, mais si vous et moi savions tout ce qu’Il sait – pensée folle ! – et si surtout, vous et moi nous voulions, comme Lui le veut, respecter le libre arbitre qu’Il donne à tous les êtres humains, alors il est très vraisemblable que vous et moi nous verrions que la façon choisie par Lui pour faire les choses est la meilleure.

Et, s’il vous plaît, qu’est-ce que vient faire le libre arbitre de l’homme dans cette affaire ?

Dieu ne veut ni de robots ni d’animaux purement irrationnels pour partager avec Lui sa béatitude. Or, même Lui ne peut donner à ses créatures un bonheur mérité qu’elles n’auront rien fait pour mériter, parce que cela est contradictoire et s’il a toute puissance sur tout être, cette puissance ne s’étend pas au non-être tel que sont les choses contradictoires. Mais si ses créatures doivent en partie mériter son bonheur, alors Il doit leur donner le libre arbitre, lequel s’il est vraiment réel, doit être capable de choisir l’opposé de ce que Dieu veut pour lui. Dès lors, s’il est réellement capable de choisir le mal, voilà ce qui va arriver, plus ou moins souvent.

Mais vous dites que la vraie Eglise à la suite de Notre Seigneur enseigne à quel point est étroit le chemin qui mène au Ciel et combien peu nombreux sont ceux qui le trouvent (Mt.VII,14). Alors comment peut-il valoir la peine pour Dieu d’avoir créé, aujourd’hui par exemple, une masse d’êtres humains, si seul un nombre relativement restreint parvient au Ciel ? Comment est-il possible qu’un si grand nombre tombant dans les horreurs de l’Enfer ne soit pas un prix trop élevé à payer pour le petit nombre de ceux qui parviennent au Ciel ?

Ce qui compte pour Dieu c’est la qualité, pas la quantité. Que seuls dix hommes auraient pu sauver de sa colère toute la ville de Sodome (Gen.XVIII, 32) prouve combien est précieuse à Dieu une seule âme qui répond à son amour, bien plus qu’un grand nombre qui par leur propre libre choix ne veulent pas de son amour. « J’aurais supporté toute la Passion pour toi seule » dit une fois Notre Seigneur à une âme. Il le dirait de même à toute âme.

Voulez-vous dire que si le monde me fait souffrir et me tourmente, mais je ne réagis qu’en adhérant d’autant plus étroitement à Dieu, alors Il en tient compte, pour moi-même et pour ceux me sont proches ? Je pourrais presque vouloir que le monde soit encore pire !

Maintenant vous commencez à comprendre !

Kyrie eleison.

Nouvelle Année

Nouvelle Année posted in Les Commentaires Eleison on décembre 31, 2011

Et ainsi encore une année se termine sans que le ciel nous soit tombé sur la tête (ainsi que le redoutaient nos ancêtres les Gaulois). Depuis des dizaines d’années je dis qu’il est sur le point de tomber, par exemple à un petit groupe de personnes en France il y a quelques cinq ou sept ans. Parmi eux il y avait un prêtre de la Fraternité St Pie X qui avait été séminariste à Ecône lorsque j’y étais professeur à la fin des années `70 et au début des années `80. « Excellence, » dit-il, « ne disiez-vous pas cela il y a 25 ans ? » Mais il le dit avec un petit sourire. Peut-être pensait-il qu’un jour je pourrais avoir raison.

Alors, est-ce que 2012 sera l’année qui voit tomber le ciel ? Nombreux sont les commentateurs séculiers qui pensent que ce pourrait bien être l’année ou l’économie mondiale implose. Certainement la dette ne peut s’empiler indéfiniment comme elle s’empile depuis des dizaines d’années. Par exemple, les aides sociales sont un fardeau insupportable qui pèse sur le budget de nombreuses démocraties occidentales, mais presque par définition un politicien démocratique est incapable de prendre les décisions drastiques nécessaires pour restaurer l’équilibre fiscal, parce que s’il veut être réélu il ne peut y toucher. On a bien dit qu’une démocratie ne peut plus durer à partir du moment où le peuple se rend compte qu’il a accès à l’argent de l’Etat.

Alors, 2012 est-elle l’année ou les démocraties occidentales finiront par tomber ? Peut-être. En effet beaucoup de gens aujourd’hui ont la sensation qu’un quelconque désastre se prépare, et sûrement cela ne mettra pas 30 ans encore pour arriver, se dit-on. Pourtant cela fait déjà beaucoup d’années qu’on se le dit. Peut-être le libéralisme a-t-il enivré les gens à tel point que même le chaos qui va toujours augmentant les laisse indifférents. Néanmoins tandis que les roues du moulin de Dieu moulent lentement, dit le proverbe, elles moulent très finement. En d’autres mots toutes les factures de Dieu devront être payées, et le jour du règlement viendra, et ce sera sur des comptes bien plus sérieux que ceux des aides sociales.

Sera-ce pour cette année, l’année prochaine, un jour, jamais ? Certainement pas jamais. Il arrivera à l’heure de Dieu. L’année importe relativement peu. Comme le dit Hamlet (Act V,2), « Il y a une providence dans la chute d’un moineau. Si c’est maintenant, ce n’est pas pour demain ; si ce n’est pas pour demain, ce sera maintenant ; si ce n’est pas pour maintenant, de toute façon cela arrivera : le tout est de se tenir prêt. » Il y a une Providence. Il y a un Dieu, et le moment choisi par Lui est le meilleur pour le salut des âmes. « Le moment de Dieu est le meilleur de tous », dit le proverbe allemand.

Remarquez, Dieu ne demande pas à la plupart d’entre nous d’essayer de faire quelque chose pour entraver la course présente de l’Eglise et du monde vers leur destruction. Je parie que même bon nombre de leaders publiques du monde se sentent en privé incapables de faire quoi que ce soit, et je me demande si jusqu’aux contrôleurs secrets du monde, poussés par l’Enfer à se faire les maîtres du monde, se sentent toujours sûrs d’être maîtres du jeu. « Dès maintenant, il n’y a que Moi qui puisse vous aider, » a dit la Mère de Dieu.

Ce que Dieu nous demande c’est de vivre en sa grâce et de lui faire confiance. Quand arrivera l’effondrement, que ce soit en 2012 ou à un autre moment, du point de vue humain ce sera sans aucun doute plutôt douloureux, mais du point de vue de Dieu ses châtiments sont des actes de miséricorde. St. Paul cite les Proverbes (III, 11–12) : « Mon fils, ne rejette pas la correction du Seigneur, et ne défaille point quand tu es châtié par Lui. Car celui que le Seigneur aime, Il le châtie. » Et St. Paul enclenche (Héb.XII, 7–8) : « Supportez donc la correction. Dieu vous traite comme des fils. Car quel est le fils que le père ne corrige pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non de vrais fils. »

Le tout est de se tenir prêt, comme les vierges sages de la parabole (Mt. XXV, 1–13).

Joyeux Nouvel An.

Kyrie eleison.